Elche

LES BAINS ARABES
 

Adresse. Passeig de les Eres de Santa Llúcia, 13

Horaire d'hiver: Ouvert du mardi au samedi, de 10h00 à 13h30 et de 16h30 à 20h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h30 à 13h30.

Lundi: fermé

 

Selon le prophète Mahoma, "L'hygiène est une manifestation de la foi". Pour le monde islamique, l'eau est un don divin, liée à la sagesse et à la pureté. La culture de l'Espagne musulmane fit de ce rite une pratique agréable, pendant laquelle ils employaient des huiles et des essences. Les hammâns, héritiers des thermes romaines, avaient les murs ornés d'azulejos, les différentes pièces étaient séparées par des arcs et des colonnes et les toits étaient voûtés et avaient des lucarnes. Ce n'était pas qu'un lieu de repos, mais aussi un lieu de réunion sociale. La visite aux bains est complétée avec un matériel audio, qui explique l'origine et le fonctionnement de ce service public.

LA BASILIQUE DE SAINTE MARIE
 
  • Adresse: Plaça del Congrés Eucaristic

 

Horaire d'été: (Basilique) Ouvert du lundi au dimanche, de 7h00 à 13h30 et de 17h30 à 21h00.

(Tour) Ouvert du lundi au dimanche, de 11h00 à 18h00.

Horaire d'hiver: (Basilique) Ouvert du lundi au dimanche, de 7h00 à 13h30 et de 17h00 à 21h00.

(Tour) Ouvert du lundi au dimanche, de 11h00 à 18h00.

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La Basilique de Sainte Marie est située sur le même lieu qu'occupait la mosquée principale à l'époque musulmane. Après la conquête de la ville par Jacques I en 1265, la mosquée a subsité jusqu'en 1334, lorsqu'on a construit sur celle-ci un premier temple catholique, probablement de style gothique et avec un plan de croix, qui s'est maintenu jusqu'en 1492.

 

On pense que c'est dans ce temple qu'on représenta pour la première fois le "Misteri" (le Mystère d'Elche), probablement avec un système de rampe, de plancher et de ciel en hauteur (en ciborium, coupole ou arcade), tel et comme on faisait dans les représentations assomptionnistes de l'époque.

 

Le deuxième temple était plus grand et sa construction prit fin en 1556, mais il s'est effondré à cause des pluies très fortes de l'année 1672. On conserve une description de Cristóbal Sanz de l'année 1621: "Le temple où l'on célèbre cette Fête, c'est-à-dire l'église majeure, où a été faite sa fabrique, à cet effet, parce qu'elle est très grande, avec une nef et tellement haute qu'elle remplit d'épouvante et d'étonnement les étrangers. On dirait que Notre-Dame la soutient, pour que dans son intérieur, on puisse fêter sa mort et son assomption aux cieux. Dans le monde des chrétiens, on ne trouve pas une autre fabrique comme cette église, laquelle prit fin, d'après ce qu'on peut voir dans ses édifices, en 1556."

 

La construction du temple actuel a commencé en 1672 sous les ordres de Francesc Verde. Pere Quintana et Ferrán Fouquet lui ont succédé dans le poste de maître majeur des travaux et depuis 1758, l'architecte Marcos Evangelio continua la construction en faisant des apports substanciels. Les travaux ont été définitivement finis en 1784.

On peut suivre les différents styles, depuis le premier essai de franchissement de style, sans ornements, jusqu'au style néoclassique pur, en passant par l'italianisé style baroque de sa façade de l'Assomption, une des plus belles du baroque valencien. Aussi bien cette façade que le portail de "San Agatángelo" sont des oeuvres du sculpteur de Strasbourg, Nicolas de Bussi (1680-1682).

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L'Archipresbytérale et l'Insigne Basilique de Sainte Marie est le temple le plus impoprtant de la ville d'Elche. La paroisse de Sainte Marie est étroitement liée à la communauté d'Elche depuis la naissance de celle-ci et jusqu'à l'époque de la civilisation chrétienne, elle a partagé ses avatars historiques et son développement jusqu'à nos jours. En plus des cultes et des liturgies habituels, il faut faire remarquer que cette église est la scène traditionnelle de la fête de la communauté de la ville, de la festivité religieuse que la ville dédie à la Vierge dans son Assomption sux Cieux, de la Fête ou Mystère d'Elche. La Basilique loge entre ses murs la statue vénérée de la patronne de la ville.

 

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La basilique de Sainte Marie depuis l'autre côté de la rivière Vinalopó.

 

La tour prismatique et la coupole bleue sont remarquables. Devant celles-ci s'étendent les huertos de palmiers, qui forment le Parc Municipal d'Elche, propriété de la Vierge de l'Assomption louée par la Mairie d'Elche.

 

 

LE MUSÉE DE LA FÊTE

 
  • Adresse: Carrer Major de la Vila, 25

Horaire d'été: Ouvert du mardi au samedi, de 10h00 à 13h00 et de 17h00 à 21h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h00 à 13h00.

Lundi: fermé

Horaire d'hiver: Ouvert du mardi au dimanche, de 10h00 à 13h00 et de 16h30 à 20h30.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h00 à 13h00.

Lundi: fermé

 

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Le Musée de la Fête naît avec la vocation d'attraper dans l'espace et le temps une partie de la magie qui entoure la Fête, pour la faire connaître à tous ceux qui nous visitent tout au long de l'année. Il y a deux salles: l'une esthétique, où l'on montre la mise en scène, et une autre dynamique, où les nouvelles technologies font revivre l'émotion qui entoure cette représentation extraordinaire.

C'est dans cet édifice qu'on trouve les dépendances du Centre du Mystère d'Elche, qui remplace la fonction qu'a eu traditionnellement l'ermitage de Saint Sébastien. Même si l'édifice fut construit à la fin du XVème siècle, les éléments ornementaux de cette fenêtre, située sur la porte d'entrée, nous évoquent des motifs de la Renaissance.

 

 

 

LE MUSÉE DE LA PALMERAIE
 
  • Adresse: Porta de la morera 12

 

OUVERT DU LUNDI AU SAMEDI, DE 10h00 À 14h00 ET DE 16h00 À 20h30.

OUVERT LES DIMANCHES, DE 10h00 À 13h30.

 

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L'édifice principal du musée contient une zone de réception et quatre salles distribuées dans le rez-de-chaussée et le premier étage. Premièrement, on a accès à la zone de réception, où l'on nous offre une vision globale de la palmeraie et des contenus qu'on nous montrera dans les prochaines salles. Ensuite, on nous indique les dates indispensables de l'histoire de la palmeraie, l'identité de la palmeraie et pourquoi elle s'est développée à Elche. Parallèlement, sont exposées des pièces précieuses, des céramiques ibériques et des anciennes monnaies liées à la palmeraie. Parmi d'autres, on trouve des reproductions des chansons de Sainte Marie d'Alphonse X et la correspondante explication.

Dans l'étage supérieur, on nous décrit les huertos, la vie de leurs soigneurs et la biologie de la palmeraie, ainsi que les différents usages et l'artisanat de la palmeraie.

Dans la salle postérieure, on nous informe de certaines données sur la gestion qui a lieu pour la conservation de la palmeraie et pour qu'elle continue à exister, comme un héritage important pour les futures générations. Avant d'abandonner le bâtiment, dans le magasin-atelier, on peut voir en direct comment on fabrique le palmier blanc et d'autres objets qui proviennent du palmier. Le local est aussi le point de vente de produits concernant le contenu du musée et de la ville en général: des dattes, des graines de palmier, des vidéos, des livres, des cartes postales, etc.

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Le Musée de la Palmeraie dévoile les origines, l'histoire, le développement et la culture de la palmeraie, et facilite au visiteur la compréhension des causes pour lesquelles l'UNESCO a décerné la distinction de Patrimoine de l'Humanité à ce lieu, qui a une valeur exceptionnelle.

 

Le Musée est situé dans une maison traditionnelle du central "Huerto de San Plácido" (très près du jardin "Huerto del Cura"), qui a été réformée pour l'occasion. Les thèmes des salles qui le composent montrent une vision précise de l'histoire de la Palmeraie, des usages du palmier et de son évolution, jusqu'au point où il est devenu un des symboles principaux de la ville. Il est ainsi conçu comme un ensemble situé au milieu de la palmeraie, où le touriste pourra plonger dans les connaissances de son symbolisme historique et culturel et profiter en même temps de sa beauté particulière.

 

Tout ceci à travers un parcours par les différentes salles, grâce à des vidéos collages, des panneaux, des éléments d'exposition, des écrans tactiles de navigation web et des sons envôutants, où sont projetés un mosaïque d'images, de compositions et de données qui situent et informent le visiteur avec tout type de détails.

 

Ce parcours continue avec la visite du huerto extérieur proprement dit, qui est en fait un prolongement de la visite qui a eu lieu à l'intérieur.

-C'est un espace dédié à l'histoire du palmier, à la vie des huertos, aux techniques et aux produits réalisés avec le palmier blanc, etc. Nous pourrons nous promener par les huertos et observer le système original d'arrosage, les cultures associées, l'atelier d'artisanat ou simplement jouir de la tranquillité.

 

LE CENTRE DE CULTURE TRADITIONNELLE "PUSOL"
 
  • Adresse: Partida de Puçol, 8

 

Horaire d'été: ouvert du mardi au vendredi, de 9h00 à 13h30 et de 16h00 à 17h30.

Les samedis et jours fériés: ouvert de 11h00 à 14h00.

Mois d'août: ouvert de 9h00 à 14h00.

Horaire d'hiver: ouvert du mardi au vendredi, de 9h00 à 13h30 et de 16h00 à 17h30.

Les samedis et jours fériés: ouvert de 11h00 à 14h00.

Pendant l'année scolaire, le centre sera aussi ouvert les lundis.

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A la fin des années soixante, les maîtres des Écoles Unitaires situées dans la région rurale de Pusol commencèrent un projet éducatif: "L'école et son milieu". C'est ainsi que les propres élèves récupérèrent les traditions et les métiers perdus, en intégrant ce travail dans les leçons des cours respectifs et c'est ainsi que nacquit la collaboration et la participation des gens du lieu, qui se sont traduites par des installations et des fonds ethnologiques, qui sont devenus un thème de recherche pour les étudiants et les professionnels. Plus tard, grâce aux visites et aux expositions, le cercle a augmenté et d'autres régions rurales se sont incorporées, ce qui a fait croître à son tour le commerce, l'industrie, la vie sociale, etc.

Le musée se maintient grâce aux contributions des habitants d'Elche, qui ont confié la mémoire de vieilles personnes de leur entourage à ce projet pédagogique. C'est pourquoi il s'appelle, justement, le Musée Ethnologique de la ville d'Elche.

 

La visite au Centre de Culture Traditionnelle de Pusol permet de connaître différents aspects de la vie de notre ville dans ses salles d'exposition.

 

Sa bibliothèque a une intéressante dotation de livres, qui proviennent des différentes communautés autonomes, des hôtels de ville et des musées d'Espagne et spécialement d'Elche.

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Ce Musée possède une grande collection de matériel ethnographique, qui provient de la zone rurale d'Elche, aussi bien des éléments matériels comme de la tradition orale.

Les visites réservées que font les étudiants à cette institution contribuent à la formation des plus jeunes qui, à cause de la rapide disparition des éléments traditionnels, qui font partie de leur propre identité, n'ont pas eu l'opportunité de les connaître.

 

 

 

LE GRAND THÉÂTRE
Adresse: Kurshal, 2
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Le Grand Théâtre d'Elche est un espace de typologie italienne, c'est-à-dire avec une cage qui a la forme d'un fer à cheval et où se distribuent l'orchestre, les loges et l'amphithéâtre.

 

L'édifice original date de 1920, année où il fut inauguré avec le nom de "Théâtre Kursaal", sous la direction de l'architecte valencien Alfonso Garín. C'est une construction dominée par l'éclectisme, avec un décor inspiré aussi bien du Modernisme que du style Deuxième Empire.

 

Le traitement de la frise des enfants nus, qui dansent en suivant le son d'un tambourin, semble sorti d'une des compositions de Mariano Benlliure, très imité par les artistes valenciens, tel et comme on peut l'observer dans le décor du Théâtre Olimpia de Valencia, inauguré en 1915.

 

Le Grand Théâtre aujourd'hui

 

Au début des années 1990, l'édifice, qui était une propriété privée et qui fonctionnait comme une salle de cinéma, fut soumis à une importante restauration après être acquis par la Mairie d'Elche.

 

La réforme a touché toute la structure, même si les décors ont été respectés. Les changements les plus importants ont été la réforme de l'orchestre, où l'on a ajouté un nouveau étage pour renforcer la forme de fer à cheval, l'agrandissement de la scène, l'amélioration du hall et la création de dépendances administratives et de salles auxiliaires.

 

Après sa réhabilitation, le Grand Théâtre d'Elche a été inauguré le 16 mai 1996 par la Reine Sophie d'Espagne, lors d'un concert de l'Orchestre Nationale d'Espagne.

 

La salle accueille actuellement la plus grande activité culturelle de la ville. Ses infrastructures modernes et l'excellent système technique permettent de loger tout type de spectacles de théâtre, de danse et de musique, ainsi que les activités de la cinémathèque.

"HUERTO DEL CURA" (LE HUERTO DU CURÉ)
 
Adresse: Porta de la Morera, 49

 

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Le "Huerto del Cura", qui a la catégorie de jardin artistique, a une superficie de 13.000 m2. Dans son intérieur poussent en harmonie toute une série de plantes méditerranéennes et tropicales, distribuées dans un milieu de tranquillité et de détente où les palmiers, qui sont les authentiques héros du jardin, lui donnent cet aspect si particulier.

 

On peut aussi profiter de ses splendides collections de palmiers et de cactus, qui proviennent de tous les coins du monde, avec de nombreuses espèces adaptées à notre climat. En plus des palmiers, on trouve dans le "Huerto del Cura" d'autres cultures typiques de la Méditerranée espagnole, telles que les citronniers, les orangers, les grenadiers, les caroubiers et les jujubiers, près d'autres de climat subtropical qui, avec le temps, ont formé une belle collection de plantes originaires des lieux les plus exotiques.

 

Mais le trésor le plus remarquable, dû surtout à sa rareté, est le Palmier Impérial: c'est un exemplaire unique de palmier de dattes avec sept bras nés d'un même tronc, qui les nourrit. Sa beauté et sa symétrie font que ça soit un cas exceptionnel parmi les palmiers. Son nom provient de l'impératrice d'Autriche "Sissi", à qui ce palmier fut dédié par le curé Castaño, lorsqu'elle visita le huerto en 1894.

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Son nom est dû au curé Castaño, qui acheta le jardin au début du XXème siècle.

Dans son intérieur, on trouve des palmiers qui dépassent les 15 m. d'hauteur. Vingt espèces différentes de la famille des palmiers poussent dans le huerto, originaires de l'Afrique, de l'Asie, des Canaries et du Mexique. Il y a aussi une intéressante collection de cactus.

-Les premières informations connues sur ce qui est aujourd'hui le "Huerto del Cura" datent de l'année 1846, lorsque son propriétaire M. Fenoll de Bonet le vendit à M. Juan Espuche. A cette époque, Andrés Castaño Peral y vivait en tant que métayer ou fermier. Quelques années plus tard, Andrés Castaño acheta le huerto et il y vécut en tant que propriétaire avec sa famille jusqu'à sa mort. A cette époque, le huerto n'était qu'une petite parcelle de labourage, dédiée exclusivement à l'agriculture. Après la mort d'Andrés Castaño, José, le troisième de ses fils, qui était curé, a continué à vivre dans la maison paternelle et peu avant l'année 1900, il devint le propriétaire de ce qui était alors connu sous le nom de "Huerto de San Andrés". Le fait que le nouveau propriétaire était curé rendit propice que le huerto commence à s'appeler le "Huerto del Capellán Castaño" (Huerto du prêtre Castaño) ou simplement "Huerto del Capellán". Vers la fin de l'année 1900, un étrange palmier similaire à un candélabre de sept bras commença à pousser jusqu'à atteindre une taille plus que respectable. Pendant leur visite au huerto, Elizabeth l'Impératrice de l'Empire d'Autriche et d'Hongrie et des personnalités du monde scientifique européen furent profondément impressionnés quand ils l'observèrent. Les éloges que ces scientifiques dédièrent au huerto et à ce bizarre phénomène botanique furent repris par la presse et c'est ainsi que le "Huerto del Capellán Castaño" commença à être connu en Espagne et à l'étranger. Les premiers touristes étrangers arrivent dès 1902. Les premières cartes postales sont éditées et peu à peu, il devient le lieu le plus emblématique d'Elche. En 1918, M. José Castaño meurt et en 1919 le huerto est acheté par M. Juan Orts Miralles. Celui-ci se chargea de beaucoup améliorer la propriété avec l'intention de rendre le huerto un lieu moins agreste et plus accueillant. A partir de ce moment, la popularité du huerto continua à croître et la liste de personnages célèbres de tous genres qui le visitèrent fut très considérable. En 1940, Juan Orts Román, fils de l'ancien propriétaire, devient le nouveau propriétaire du huerto, lequel est appelé définitivement le "Huerto del Cura". C'est à partir de ce moment que commence vraiment la transformation du huerto en quelque chose qui commença à paraître à un jardin d'une grande originalité. En 1958, Juan Orts Román meurt et le "Huerto del Cura" devient la propriété de ses fils, qui sont les propriétaires actuels, lesquels affronteront définitivement l'aventure de convertir le huerto en un jardin. Comme juste prix à ce long chemin qui a rendu célèbre la ville d'Elche, le "Huerto del Cura" a été déclaré Jardin Artistique National, avec une mention spéciale dans la palmeraie d'Elche, selon l'ordre du 27 juillet 1943, publié dans le BOE (Bulletin Officiel de l'État) le 3 août de la même année.

 

Le "Huerto del Cura" a des dimensions modestes: il n'a que 13.000 mètres carrés et dans son intérieur habitent environ 1000 palmiers. On peut le considérer comme un huerto peuplé d'une façon dense de dattiers, héros incontestables avec les cultures typiques de la zone. En plus de palmiers, dans ce jardin poussent aussi d'autres cultures typiques de la Méditerranée espagnole, tels que les citronniers, les orangers, les grenadiers et les jujubiers, près d'autres cultures de climat subtropical qui, avec le temps, ont créé une belle collection de plantes originaires des lieux les plus variés.

-Situé au sud-ouest de la palmeraie, le "Huerto del Cura" est un jardin privé de 13.000 mètres carrés, où poussent en harmonie tout une série de plantes méditerranéennes et tropicales, distribuées dans un environnement de tranquillité et de détente, et où les palmiers, les rois authentiques du jardin, lui donnent ce particulier aspect.

Dans ce jardin - palmeraie, on peut admirer une splendide collection de palmiers et de cactus, avec de nombreuses espèces adaptées à notre climat et avec des exemplaires exceptionnels et très spectaculaires.

Le palmier le plus important de la palmeraie est sans doute le Palmier Impérial, exemplaire unique de palmier dattier avec huit bras nés d'un même tronc qui les nourrit.

 

LE PARC NATUREL DE "EL HONDO"
 
Localisation: Pour y arriver, on part d'Elche et on prend la route de Matola. Ensuite on suit la déviation à gauche, qui indique "San Felipe Neri". Ce tronçon, qui est parallèle au Canal de Levant débouche à la Vereda de Sendres, où l'on tourne à droite pour suivre les indications jusqu'au Centre d'Information, où commence l'itinéraire.

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Le Parc fait partie de ce qui fut un étang naturel d'Elche, presque totalement desséché depuis le XVIIIème siècle. Actuellement, il est composé de deux barrages régulateurs d'eau pour l'arrosage, autour desquels on a disposé une série de mares et de marais salants, tout ceci entouré par un paysage de cultures et de palmeraies, qui forment un paysage vraiment exceptionnel. C'est un Parc Naturel depuis l'année 1988, il apparaît dans les listes du RAMSAR et il est classifié comme ZEPA (Zone Spéciale Protégée pour les Oiseaux).

 

Le paysage de "El Hondo" est dominé par le roseau à balais (Phragmites australis), alors que les jonchères (Juncus) sont représentées da façon très fragmentaire. Les "limonium" occupent des zones très sèches et halophiles, près des salicornes et des soudes.

La faune est la plus belle richesse biologique du parc. Par contre, il y a aussi des espèces d'eau douce très interessantes, comme l'anguille , le muge et surtout le fartet ou "Aphanius d'Espagne", un ciprinidé endémique de la Mediterranée espagnole. L'acanthodactyle commun est l'espèce la plus abondante de tous les reptiles, tandis que le camaron d'eau douce, un crustacé, est aussi assez nombreux. L'abondance et la diversité des oiseaux migrateurs du parc a permis de le cataloguer comme parc ornithologique d'importance international.

Distinguer certaines de ces nombreuses espèces n'est pas une chose facile. Mais nous en citerons deux comme les véritables joyaux du parc : la sarcelle marbrée et l'érismature à tête blanche. La première a, dans "El Hondo", son principal point d'élevage de toute la péninsule, que l'on ne trouvera dans aucun autre endroit du continent. La seconde, elle aussi, présente un des principaux noyaux de colonisation du monde.

On peut voir d'autres migrateurs pendant la période de nidification, comme des colonies de hérons pourprés, de hérons bihoreaux et plus particulièrement de crâbiers chevelus.

Parmis les plus abondantes nidifications, on peut voir celle de la nette rousse et celle du fuligule milouin. On peut ajouter aussi la tadorne de belon. Dans les zones d'eau peu profonde, il est possible de voir des colonies de migrateurs comme l'échasse blanche, l'avocette et surtout la glaréole à collier.

C'est pendant l'hiver qu'on trouve la plus grande concentration de migrateurs, comme par exemple la canard souchet, le fuligule milouin ou la foulque macroule.

La flore de "El Hondo", apparemment uniforme, étonne par trois milieux naturels très différents : la zone humide à végétation aquatique et roselières, le marais salant à inondations sporadiques et les aires desséchées à palmeraies et zones de culture.

La végétation de "El Hondo" est parfaitement adaptée aux conditions d'humidité, salinité et température du Parc Naturel, montrant diverses tonalités du paysage à chaque époque de l'année.

 

Premier itinéraire:

 

Itinéraire ornithologique. Le point de départ est la deuxième élévation de la Communauté d'Arrosages du Levant et il parcourt le long du canal principal du parc. Si on côtoie le réservoir de Ponant, on arrive aux observatoires du "Tollo" et du "Calamón", depuis où l'on peut connaître la plus grande richesse du parc, son avifaune. Il y a beaucoup d'espèces qu'on peut observer, en train de nager, de manger ou de voler. Comme par exemple le héron impérial, le héron bihoreau ou le héron crabier. Il existe aussi une grande variété d'anatidés, parmi lesquels il faut faire remarquer la sarcelle marbrée, qui a dans "El Hondo" son principal point de couvée de toute la péninsule, et l'érismature à tête blanche, présente toute l'année. La nette à huppe rousse et le fuligule milouin sont d'autres des anatidés qui nidifient dans ce parc naturel. Un peu plus loin se trouve le mirador de "la rosseta", d'où l'on peut diviser quasiment la totalité des deux barrages, ainsi que les marais salants. Le point final du parcours est l'observatoir du "Peu verd", depuis lequel on peut contempler des espèces qui ont été à nouveau introduites avec succès, comme par exemple la poule sultane, la foulque à crête et le grèbe à cou noir.

 

Deuxième itinéraire:

 

Centre d'Information. Au début du parcous, on peut contempler aussi bien les marais salants avec leurs plantes caractéristiques que les champs de culture des zones environnantes. Grâce à une passerelle qui se trouve au-dessus du marais salant, on peut observer des espèces qui colonisent des milieux d'eau peu profondes, les oiseaux limicoles. Parmi ceux-ci, les plus importants sont l'avocette ou l'échasse blanche, il est même possible de voir les poussins pendant les époques de nidification. Parmi ces espèces, on en trouve aussi d'autres, comme le ravelot à collier interrompu, les bergeronnettes et même les vanneaux huppés. Il faut aussi souligner la présence d'une espèce si emblématique comme l'est celle du flamant, partuculièrement le flamant rose, qui a trouvé un milieu de tranquillité parfait pendant toute l'année, et qui donne lieu à des images inoubliables de grandes bandes en train de voler. A la fin du parcours, on arrive à une zone de repos.

 

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Le marais de "El Hondo" est situé dans les territoires municipaux d'Elche et de Crevillente (Alicante), dans les coordonnées géographiques 38º 12' de latitude nord et 0º' 42' de longitude ouest. Il est dans la région du "Baix Vinalopó", composée par les territoires municipaux de Crevillente, Elche et Santa Pola.

 

La région où est située le marais de "El Hondo", le "Baix Vinalopó", est arrosée par les rivières Vinalopó et Segura, toutes deux ayant comme caractéristique un petit débit relatif et une grande irrégularité. La circulation des eaux par ces deux rivières est liée à de forts étiages, c'est pourquoi l'existence de terrains d'irrigation permanents avec des eaux de superficie est forcément limitée à des portions des bassins avec des étendues disproportionnées par rapport aux bassins disponibles.

 

LE PARC NATUREL DE "LAS SALINAS" (LES SALINES)

 
Localisation: Pour y arriver, il faut prendre la route vers Santa Pola et, à l'entrée, dans le croisement avec la N-332 Alicante-Cartagena, il faut suivre les panneaux indicateurs jusqu'au "Museo de la Sal" (Musée du Sel). Les Salines s'étendent vers l'intérieur par une frange parallèle à la côte jusqu'au territoire municipal d'Elche, où est située une partie des marais salants et certains des marais salins.

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Le parc a 2.496 ha. et il est situé entre les territoires municipaux d'Elche et de Santa Pola. Il possède une zone d'exploitations salicoles ("Bras del Port" et "Bonmatí"), des mares d'eau saumâtre, une zone de marais salants et une frange de plages et de dunes. Il a été déclaré Parc Naturel en 1988 par la "Generalitat Valenciana" et apparaît dans les listes de la Convention RAMSAR et est classifié comme ZEPA (Zone Spéciale Protégée pour les Oiseaux).

 

Dans Les Salines, on peut différencier trois types de formations végétales: le marais salant, les roselières et la végétation de dunes. Le marais salant est le plus étendu et il constitue la formation botanique la plus représentative des Salines. Il est composé d'espèces végétales adaptées à des conditions extrêmes de l'environnement, provoquées par la grande quantité de sels dissous dans le sol (les salicornes, les luzernes et les soudes). Parmi les nombreuses espèces de "Limonium" présentes dans le Parc Nautrel, il faut souligner la présence de végétation endémique d'Alicante, qui est spécifique à cette région, comme par exemple le "limonium" de Santa Pola.

 

La roselière, lieu où abondent les roseaux (Phragmites australis), est largement distribuée et colonise les milieux avec des eaux permanentes et avec un bas degré de salinité, ainsi que tous les bords des fossés de décharge, des rigoles et des canaux. La végétation de dunes se trouve sur la ligne de mer, depuis la tour "Torre del Pinet" jusqu'à la "Casa de la Albufera".

 

Premier itinéraire:

 

Il commence au Musée du Sel, près des mares salicoles. Si le visiteur suit un sentier parallèle au bord des dunes et à la ligne de mer, il pourra observer une grande abondance d'oiseaux comme les flamants, les avocettes, les échasses blanches, les aigrettes garzettes, les grèbes, les gravelots, les sternes pierregarins, les faucons, etc. Près de sentier se trouve le canal d'entrée de l'eau de mer aux mares. A un kilomètre du départ, l'itinéraire tourne à droite pour pénétrer dans les dunes. Ici la faune la plus représentative sont les reptiles comme le lézard ocellé, les petits lézards à queue rouge, la couleuvre bâtarde et les mammifères comme la musaraigne et le mulot; les petits oiseaux comme les glaréoles à collier et les laniers. La présence de scarabées est aussi importante.

 

Deuxième itinéraire:

 

Il se trouve entre la mer et la route N-332, et il commence à la fin de la zone résidencielle de "Platja Llissa", qui s'introduit dans le marais salant. La première chose qu'on trouve, c'est un moulin salinier et les restes d'une vieille barcasse qui servait à transporter le sel. Le chemin passe près des montagnes de sel et suit les sentiers de la zone du marais salant, jusqu'à ce qu'il arrive à une maison où le chemin tourne en direction de la plage et atteint le tuyau d'écoulement des salines "Braç del Port". Ici, la faune est principalement composée de reptiles et d'insectes, même si l'on trouve aussi des oiseaux comme les mouettes, les cormorans et les hérons.

 

LE "CLOT DE GALVANY"
 

Localisation: Pour y arriver depuis le noyau urbain de El Altet, à 11 km. d'Elche, on prend la route nationale 340 en direction de Santa Pola et ensuite, on tourne à gauche en direction de "Los Arenales del Sol". Si on continue par la même route, on traverse l'ensemble urbain de "Los Arenales", jusqu'à ce qu'on arrive à la Salle de la Nature du "Clot de Galvany".

Tous les itinéraires signalisés partent de la Salle de la Nature, où les visiteurs peuvent obtenir toute l'information souhaitée sur les différents parcours, sur les normes d'utilisation et sur tout type de détails, qui feront que votre séjour soit plus plaisant et intéressant.

 

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Cette zone humide est un excellent exemple des marécages côtiers, qui ont été en danger à cause de la croissante urbanisation, conséquence liée au tourisme. Le "Clot de Galvany" a souffert une grave agression en 1978, lorsqu'il a été soumis à des travaux de drainage et à des mouvements de terre, qui ont modifié sa physionomie. La pression des habitants de la ville empêcha sa destruction et la Mairie d'Elche prit alors en charge sa gestion et sa protection.

 

Dans les terrains humides du "Clot de Galvany", on trouve une intéressante formation de prairies dominées les "limonium". Près de ces communautés végétales apparaissent des énormes exemplaires de joncs, qui servent de bordure aux communautés de garrigues, typiques des marais salants, qui occupent la plus grande partie du terrain qui est près des mares.

 

Si on fait le tour des différents corps d'eau, on remarque que dans leur bord, on trouve des tamaris, qui laissent place ensuite à une végétation palustre, dominée par les roseaux à balais, et à une végétation aquatique, où il y a d'importantes prairies de "ruppia" et de "potamogeton".

 

Près des marais, on trouve les anciennes terrasses de cultures, où se développe un pâturage de graminacées, parsemé par des inules, parmi lesquelles on conserve différents exemplaires de caroubiers (Ceratonia siliqua) et d'oliviers (Olea europaea var. oleaster).

 

Le terrain humide est entouré d'un ensemble de monts et de collines repeuplés principalement par des pins, et où l'on peut encore observer des représentants authentiques de la végétation naturelle typique de ces terrains, les ronces d'Alicante. Parmi les espèces les plus caractéristiques, on trouve des exemplaires intéressants d'épines noires, de lentisques et de palmiers nains.

 

Dans ces collines sont aussi représentées les garrigues aromatiques typiques de ces monts d'Elche, avec des espèces très connues, comme par exemple une variété de lavande rouge (Thymus moroderi) et des restes de thym, du romarin et de la lavande (Lavandula dentata). On peut aussi y observer deux des cinq espèces d'orchidées sauvages décrites de la Communauté Valencienne, ce qui est une autre preuve de l'importance botanique de ce singulier terrain humide d'Elche.

 

 

Premier itinéraire:

 

L'itinéraire parcourt les anciennes terrasses de culture, où le paysage s'est transformé en pâturage, où il faut souligner la présence de vieux caroubiers et d'oliviers, sur une couche riche de garrigues, formées par des lentisques, des palmiers nains, des aubépines et d'autres plantes, qui ont été réintroduites grâce aux campagnes de revégétation, comme la lavande.

 

Dans ce premier bout du parcours, nous trouvons des empreintes du passé agricole, comme les anciennes aires, les mares d'arrosage ou les petits murs de pierre dans les terrasses de cultures, et nous pouvons aussi observer des oiseaux comme les chardonnerets ou les verdiers.

 

Dans les proximités des marais salants, le paysage se transforme en des bandes de végétation et de joncs, qui servent de transition pour arriver aux bosquets de tamaris. Ceux-ci sont situés dans les bords des mares et ils arrivent à rentrer en contact avec l'eau. L'un des plus grands charmes de ce parcours est sans doute l'existence de mares naturelles et artificielles où, grâce à l'existence d'observatoires de faune, on peut observer avec commodité un grand nombre d'oiseaux aquatiques, comme par exemple les sarcelles marbrées ou les érismatures à tête blanche.

 

Deuxième itinéraire:

 

Cet itinéraire est signalisé, il s'éloigne de la plaine et des marais pour nous faire connaître les monts et les collines du "Cabeço-Carabassí", qui entourent le "Clot de Galvany".

 

Tout au long du parcours, on pourra observer une importante masse de pins et les communautés végétales propres du terrain, avec la présence de palmiers nains et de lentisques, sur la couche de garrigues aromatiques de thym, la présence d'une variété de lavande rouge et de romarin étant aussi importante.

 

Dans cette zone poussent aussi deux espèces d'orchidées sauvages d'une grande beauté, même si leur petite taille et le fait que l'époque de fleuraison soit courte rend difficile sa localisation pour l'observateur.

 

A mesure qu'on monte d'altitude, on a accès à des vues intéressantes sur les marais et les marais salants, ce qui nous permet de mieux les connaître. Il existe plusieurs miradors, qui nous permettent de profiter de vues magnifiques, aussi bien sur les marais que sur les monts qui les entourent et sur les marais proches ("Fondet de la Senieta", "Agua Amarga", etc.) et même sur les imposants cordons de dunes de l'Altet et de Los Arenales.

 

Pendant le parcours, on pourra observer différentes structures militaires (des tranchées, des bunkers, etc.), héritage de la Guerre Civile et témoignage du passé historique du parage.

 

Dans cet environnement montagneux, on peut aussi observer la faune typique des milieux forestiers, aussi bien des oiseaux que des petits mammifères, parmi lesquels il faut souligner, grâce à sa beauté et à sa sympathie, la présence du fuyant loir.

 

Le "Clot de Galvany" est situé entre "Los Arenales del Sol" et "Gran Alacant", dans le territoire municipal d'Elche. C'est une des seules zones humides des alentours d'Alicante.

 

Le terrain humide, aujourd'hui espace naturel du "Clot de Galvany", a souffert plusieurs tentatives d'assèchement en 1978, dans le but d'urbaniser la zone. Dans ces années, c'est-à-dire à la fin des années 70, de grands travaux de drainage et des mouvements de terre ont été réalisés, ce qui a modifié gravement sa physionomie particulière et sa fonction naturelle. Heureusement, ces travaux furent paralysés, dû à la pression des habitants et des groupes écologistes.

 

Actuellement, la Mairie d'Elche est propriétaire d'une partie de ces terrains. Celle-ci a ordonné des actions de régénération et de conservation et d'éducation de l'environnement, dans le but d'atteindre sa déclaration comme Parage Naturel Municipal.

 

Dans le "Clot de Galvany", on différencie plusieurs milieux. Les mares, les marais salants et les monts. Par conséquent, on peut observer deux grands groupes végétaux: les ronces de thym sur les collines (le palmier nain, l'épine noire, le lentisque et le thym) et la végétation typique des marécages et des marais salants (la soude, le roseau à balais, le tamaris et les plantes aquatiques).

 

 

LE MUSÉE PALÉONTOLOGIQUE
 
  •  Adresse: Plaça de Sant Joan.

 

Horaire d'été: ouvert du mardi au samedi, de 9h30 à 13h30 et de 17h00 à 20h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h30 à 13h30.

Lundi: fermé

Horaire d'hiver: ouvert du mardi au samedi, de 9h30 à 13h30 et de 17h00 à 20h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h30 à 13h30.

Lundi: fermé

Le Musée Paléontologique d'Elche (MUPE) permet de réaliser un parcours complet à travers l'évolution de la vie de notre planète, moyennant l'exposition des découvertes originaires de différents gisements et la divulgation des connaissances scientifiques, fruit de plusieurs siècles de recherches.

La visite au musée commence avec la récréation romantique du cabinet d'étude de Pere Ibarra i Ruíz, architecte, bibliothécaire et archéologue du début du XXème siècle, considéré comme le pionnier de la recherche de l'archéologie et la paléontologie de la ville.

Par la suite, on visite les salles d'exposition, où nous montre chronologiquement, les étapes qui ont divisé la préhistoire, depuis la théorie de "Pangea" et la dérive de continents, en passant par les différentes ères: l'ère précambrienne, l'ère paléozoïque, l'ère mésozoïque et l'ète cénozoïque, où l'on expose des fossiles et des répliques de crânes humains, qui nous approchent aux débuts du monde, tel et comme on le connaît maintenant. Le Musée a aussi une salle d'expositions temporaires et une magnifique collection de minéraux.

Il y a quelques années, un groupe de personnes, à cette époque très petit, s'adonna de tout coeur à un hobby qui a grandi avec force et a pris des dimensions inimaginables. C'était en juin 1982, lorsqu'on demanda à l'hôtel de ville de sauver le matériel trouvé.

Le Groupe Culturel Paléontologique d'Elche fut constitué le 3 mai 1990 et inscrit dans le registre des entités juridiques du Ministère d'Économie et des Finances. Le 26 janvier 1989, on a sollicité pour la première fois la création du Musée Paléontologique "Cidaris" au Conseil Municipal de Culture.

Finalement, l'Exposition Permanente de fossiles et de minéraux a été inaugurée le 22 octobre 1994. C'est à partir de cette date que la Direction du Patrimoine Artistique (DOGV du 14 mai 1996, résolution du 22 février 1996) reconnaît comme tel le Groupe Culturel Paléontologique d'Elche. C'est alors que ce Musée a été inclus dans le Réseau de Musées de la communauté Valencienne "Generalitat Valenciana".

Cette société a voulu créer ce Musée avec l'intention de faire profiter à tout le monde, et non seulement à un petit groupe de personnes, de la grande quantité de matériel qu'elle avait accumulé dans ses Archives.

L'idée principale a été de créer ce Musée selon un plan très didactique, afin qu'il puisse être visité premièrement par les centres d'enseignement de tous les niveux, aussi bien de la ville que de la campagne, et deuxièmement par le public en général.

 La collection est ordonnée par périodes:

 * Archéozoïque (ère précambrienne) de 1000 à 570 millions d'années

* Paléozoïque (ère primaire) de 570 à 235 millions d'années

* Mésozoïque (ère secondaire) de 235 à 65 millions d'années

* Cénozoïque (ère terciaire) de 65 à 2 millions d'années

* Quaternaire (ère pleistocène à ère holocène actuelle) de 2 à 0 millions d'années 

 

 Toutes ces vitrines se trouvent l'une après l'autre, selon la chronologie géologique, et dans celles-ci sont représentés dans des petits posters les systèmes les plus importants du monde de la paléontologie, avec des exemples réels, parfaitement détaillés et classifiés. Dans l'entrée, on trouve six grands panneaux qui expliquent les thèmes suivants:

 ¿Qu'est-ce que les fossiles?

Géologie: Minéraux et roches.

Fossilisation.

Dérive continentale.

Histoire de la paléontologie mondiale.

Histoire de la paléontologie espagnole.

 

D'autres posters sont intercalés dans la vitrine, des posters très didactiques, qui serviront même aux professeurs intéressés à inclure dans leurs leçons l'étude réelle de fossiles, de roches et de minéraux, qui peuvent être observés en dehors du contexte des livres, des diapositives ou des films.

Le Nouveau Musée de Paléontologie, résumé de son contenu.

Nous voulons vous faire participer à la création du Nouveau Musée de Paléontologie MUPE et nous voulons vous faire connaître son contenu, en attendant qu'il arrive finalement à sa culmination.

Le MUPE, reconnu déjà comme Musée de la Communauté Valencienne par la "Generalitat Valenciana", aura des dimensions d'environ 1.200 m2, divisés en rez-de-chaussée et entresol.

Dans le rez-de-chaussée, on touvera un magasin, la réception, une zone d'exposition permanente, où l'on connaîtra la paléontologie d'un point de vue global, la représentation de toutes les périodes géologiques et où l'on pourra écouter l'explication de l'évolution du cabinet des curiosités (Récréation du Cabinet de Pere Ibarra). Le Musée développe le concept le plus moderne d'exposition et de didactique, on pourra observer des fossiles de toutes les périodes, des répliques de dinosaures et des dinosaures originaux, une maquette à échelle d'une zone de fouilles et encore beaucoup plus de choses. Dans ce même étage, il y aura une zone dédiée aux expositions temporaires, où seront présentées pendant un certain temps des expositions, non seulement de paléontologie, mais aussi de sciences naturelles en général. Nous invitons d'autres Associations, d'autres Musées et d'autres groupes collectifs à montrer leurs connaissances, dans le but de pouvoir les partager. Pendant que ces expositions temporaires sont montées et démontées, il y en aura une permanente de systématique de minéraux.

 

LE MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN
 
  • Adresse: Plaza Mayor del Raval, 1

 

Horaire d'été: ouvert du mardi au samedi, de 9h30 à 13h30 et de 17h00 à 20h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h30 à 13h30.

Lundi: fermé

Horaire d'hiver: ouvert du mardi au samedi, de 9h30 à 13h30 et de 17h00 à 20h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h30 à 13h30.

Lundi: fermé

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Le Musée d'Art Contemporain possède une collection importante d'art d'avant-garde, spécialement de peinture espagnole. Son siège est situé dans l'ancienne Mairie du Raval, un édifice qui est actuellement soumis à des travaux de restauration. Jusqu'à ce que sa réhabilitation soit finie, certaines des meilleures oeuvres peuvent se contempler dans le Centre Municipal d'Expositions, situé dans la petite place de Sant Joan.

Voici quelques uns des artistes qui font partie de la collection: Arcadi Blasco, Juana Francés, Salvador Soria, el Grup d’Elx (Agulló, Coll, Castejón et Sixto Marco), Toni Miró, Equipo Crónica, Amalia Avia, Juan Genovés, Viola, Cacho, Antonio Suárez, Eusebio Sempere, José Hernández, Trepat, José Fuentes, Mompó ou Eduardo Sanz, entre autres.

-Le Musée a été créé en 1980 par le groupe de peintres d'Elche, avec l'aide de la Mairie d'Elche. Dans ses quatre étages, on peut observer 150 oeuvres d'art contemporain, particulièrement des peintures et certaines sculptures, des céramiques et des oeuvres graphiques représentatives de l'époque appelée époque noire ou réalisme social.

"LA ALCUDIA"
 
  • Adresse: route Carretera Dolores, km 2

 

Horaire d'hiver: ouvert du mardi au samedi, de 10h00 à 17h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h00 à 14h00.

Lundi: fermé

Horaire d'été: ouvert du mardi au samedi, de 10h00 à 14h00 et de 16h00 à 20h00.

Les dimanches et jours fériés, ouvert de 10h00 à 14h00.

Lundi: fermé

-L'endroit a été habité depuis le Néolithique jusqu'à la fin de l'époque visigothe, c'est pourquoi la variété et la richesse des matériaux trouvés est extraordinaire, même s'il est célèbre surtout grâce à la découverte, en 1897, du buste de la "Dama de Elche" (la Dame d'Elche), le chef-d'oeuvre de l'art ibérique, taillée probablement aux alentours du Vème siècle avant Jésus-Christ. Dans le Musée, on peut contempler des matériaux du Cuivre et du Bronze, des pièces ibériques importantes comme par exemple plusieurs restes de sculptures et de céramiques avec des décorations figuratives, ainsi qu'une grande collection de pièces de l'époque de la domination romaine.

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Elche a eu deux établissements différents tout au long de son histoire. Le premier dans le gisement de "La Alcudia", situé à deux kilomètres au sud du noyau urbain actuel, habité depuis le Néolithique jusqu'à l'époque visigothe et qui offrait l'avantage stratégique de pouvoir se défendre facilement grâce à la proximité de la rivière Vinalopó. Le noyau primitif s'est développé jusqu'à la formation, au Vème siècle avant Jésus-Christ, de la ville ibérique de Heliké, qui a perduré jusqu'à l'invasion des carthaginois, qui eut lieu l'année 280 avant Jésus-Christ. Ce fut l'époque resplendissante de la culture ibérique, pendant laquelle fut sculptée la "Dama de Elche".

 

Pendant l'année 209 avant Jésus-Christ, la ville ibérique se romanise et dans le Ièr siècle avant Jésus-Christ, elle acquiert le titre de Colonie "Iulia Ilice Augusta". A partir de ce moment, les destructions et les reconstructions sont constantes, dû à l'arrivée des barbares et à l'étape finale des visigoths.

 

Avec l'arrivée des arabes, la ville déplace son établissement entre les VIIIème et IXème siècles au quartier connu comme la "Vila Murada". La conquête chrétienne de Jacques I, en 1265, obligea les musulmans à construire dans les environs de la ville le "Raval de Sant Joan". Dans les siècles postérieurs, Elche a souffert les conséquences de l'expulsion des maures et la stagnation de sa population. Vers la moitié du XIXème siècle apparaît une activité importante, la fabrication d'espadrilles, origine de l'actuelle industrie de la chaussure, qui a permis l'essor de la ville.

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Le terrain occupé aujourd'hui par "La Alcudia" de Elche était occupé, pendant l'époque ibérique, par une ville dont les ruines étaient connues depuis la Renaissance. Tout au long des XVIème et XVIIème siècles, plusieurs découvertes fortuites ont été faites pendant qu'on labourait les terres des propriétés proches et depuis, on a travaillé avec acharnement pour mettre au grand jour les ruines de cette ancienne cité ibérique et ensuite ville romaine. L'importance internationale de Ilici a surgi avec la découverte du magnifique buste de la "Dama de Elche" en 1897, fait qui a ravivé l'intérêt pour les fouilles. Celles-ci ont été dirigées pendant plusieurs décades par Alejandro Ramos Folqués, le véritable promoteur des études faites sur la ville, qui sont actuellement sous la tutelle de la Fondation Universtitaire des Recherches "La Alcudia".

Grâce aux données disponibles aujourd'hui et aux importantes nouveautés archéologiques de la dernière décade, nous pouvons déduire que l'ancienne ville ibérique de Ilici est entrée dans l'orbite de Rome au début du royaume d'Auguste. C'est probablement aux alentours de l'année 26 avant Jésus-Christ que s'est formée une colonie romaine peuplée avec des vétérans des guerres cantabres, colonie appelée "Iulia Ilici Augusta". A partir de cette fondation coloniale, dont une bonne preuve est la plaque de bronze où apparaît la distribution des terres aux nouveaux habitants, une importante transformation urbaine se produit, qui peu à peu pourvoit à la ville des éléments proprement romains: le forum, les temples dédiés aux nouvelles divinités, les logements avec péristyle, etc., qui donnent une nouvelle physionomie à l'ancienne ville et qui s'intègrent dans le tissu urbain que Rome a formé peu à peu dans la côte méditerranéenne péninsulaire.

Avec le nouveau statut colonial est arrivé aussi un nouveau système de relations avec les territoires voisins et une participation active dans les réseaux commerciaux régionaux et méditerranéens. Pour pouvoir transporter ces marchandises, la colonie créa un port, le "Portus Ilicitanus" (aujourd'hui Santa Pola), qui servait de point d'entrée aux produits qui arrivaient à la ville, parmi lesquels se trouvaient les objets de bronze, les sculptures et les objets de décoration domestique trouvés dans les fouilles.

La ville a été un noyau très actif pendant toute l'époque romaine, comme le démontrent les continuelles transformations qu'a souffert sa structure et l'important volume de marchandises foraines qu'elle reçoit. Cette vitalité s'est maintenue jusqu'à la fin de l'époque romaine, comme le démontre le fait que Ilici a été le siège épiscipal chrétien.

 

LE MUSÉE ALCUDIA
 
  • Adresse: Calle Alzabaras bajo, 138, P-1 nº 138

 

Ouvert du mardi au samedi, de 10h00 à 14h00 et de 16h00 à 20h00.

Ouvert les dimanches et jours fériés, de 10h00 à 13h00.

Lundi: fermé

 
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Le musée monographique de "La Alcudia" est situé dans le propre gisement.

 

La visite

 

Le musée a été récemment réhabilité, même si les moyens étaient limités. La structure est modeste mais le matériel a un grand intérêt. Il est impossible de comprendre la céramique et la sculpture ibérique si on ne visite pas ce musée. On trouve des matériaux de l'Âge du Bronze, des céramiques ibériques de type géométrique et du style caractéristique appelé "Elche-Archena". On peut également observer des pièces d'une grande qualité avec des décorations figuratives, des oiseaux, des bouchers, des figures comme la dresseuse de chevaux, des dames avec des oiseaux et des scènes qui n'ont pas une sigification certaine. Les restes de sculpture de l'époque ibérique sont très importants, ils ne sont pas très nombreux mais ils ont une grande valeur, avec des représentations de griffons, une dame assise récemment reconstruite, un torse avec une tunique, un torse d'un guerrier avec un ornement circulaire où l'on peut admirer une tête de lion, des restes de guerrier et beaucoup d'autres, tous datant du Vème au IVème siècle avant Jésus-Christ. On y trouve aussi de nombreux matériaux de l'époque romaine, des céramiques, des sculptures, des lucarnes, des vitraux, des mosaïques et tout type d'objets qui permettent de comprendre le niveau de vie de la ville romaine de Ilici. Finalement, sont exposés aussi des matériaux de l'époque visigothe, avec lesquels prend fin l'histoire de la ville qui comprend pratiquement 3.000 ans.

 

 

LE CENTRE DES VISITEURS
 
  • Localisation: le Parc Municipal

Horaire d'été: ouvert de lundi à vendredi, de 10h00 à 19h00.

Ouvert les samedis et dimanches, de 10h00 à 14h00..

Horaire d'hiver: ouvert du lundi au vendredi, de 10h00 à 19h00.

Ouvert les samedis et dimanches, de 10h00 à 14h00..

 

 

 

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Le Centre des Visiteurs est un espace où les visiteurs qui viennent d'arriver à Elche peuvent voir et écouter un résumé audiovisiel de la ville, où sont particulièrement développées son histoire, ses traditions, sa culture, ses fêtes et son économie.

Après la projection d'une courte vidéo, les assistants ont la possibilité d'approfondir leurs connaissances sur Elche en consultant les thèmes qui leur intéressent moyennant des supports multimédia placés dans des niches. Il est situé dans un édifice très particulier, de style orientalisé, construit comme un pavillon principal de la foire industrielle de 1946. Lorsque l'exposition fut finie, le reste des constructions furent abattues, mais celle-ci fut aménagée premièrement comme Musée Archéologique Municipal et, postérieurement, comme Musée de la Palme Blanche et comme salle d'expositions temporaires.

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Le Centre des Visiteurs est situé dans un édifice très particulier, de style orientalisé, construit comme un pavillon principal de la foire industrielle de 1946. Lorsque l'exposition fut finie, le reste des constructions furent abattues, mais celle-ci fut aménagée premièrement comme Musée Archéologique Municipal et, postérieurement, comme Musée de la Palme Blanche et comme salle d'expositions temporaires.

 

Depuis 2003, il est le siège du Centre de visiteurs, un espace où les visiteurs qui viennent d'arriver à Elche peuvent voir et écouter un résumé audiovisiel de la ville, où sont particulièrement développées son histoire, ses traditions, sa culture, ses fêtes et son économie.

 

Après la projection d'une courte vidéo, les assistants ont la possibilité d'approfondir leurs connaissances sur Elche en consultant les thèmes qui leur intéressent moyennant des supports multimédia placés dans des niches.

 


LE PARC MUNICIPAL
 
Adresse: Parque Municipal, sans numéro

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Dans le Parc Municipal sont groupés les Huertos de Colomer, du Real, de la Mare de Déu et de Baix. Avec une étendue d'environ 6 ha., les huertos furent légués en 1661 par son alors propriétaire Nicolás Caro à la patronne de la ville, la Vierge de l'Assomption. Actuellement, c'est la Mairie qui se charge de sa conservation et de son entretien. La transformation en jardins publiques a été faite en 1946, avec une étendue initiale de 20.000 m2.

 

Les éléments les plus remarquables du Parc Municipal sont le "Molí del Real", un ancien moulin à farine du XVIIIème siècle qui fonctionnait grâce à une dénivellation des eaux du principal canal d'irrigation; le Centre du Visiteur, un édifice de style orientalisé; la "Rotonda", un bel amphithéâtre en plain air; le "Hort de Baix"; le pigeonnier et le petit temple de la musique et l'Office de Tourisme, aussi de style oriental. Il y a un train touristique qui fait les tour des zones les plus intéressantes.

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Le Parc Municipal est le lieu le plus emblématique de la Palmeraie Historique d'Elche. Il occupe la zone nord de la palmeraie, avec une étendue de plus de 75.000 m2 et il est au plein centre de la ville. Il s'unit dans son extrémité ouest avec le Palais d'Altamira et les jardins du débit de la rivière. A l'entrée sud du Parc Municipal, on trouve l'Office Municipal de Tourisme.

 

Le Parc Municipal est un ensemble monumental d'un peu plus de 6 ha., résultat de l'union du "Hort del Colomer" ("hort" = huerto en valencien), la partie du "Hort del Real" qui est au sud de la voie ferrée, le "Hort de la Mare de Déu" et le "Hort de Baix".

Avec les années, une série d'édifices ont été construits à l'intérieur du parc, des édifices d'une grande valeur due à son importance historique et au fait qu'ils représentent la vie culturelle de la ville. Le "Molí del Real" était un moulin à farine du XVIIIème siècle et aujourd'hui il renferme un atelier artisanal de la Palme Blanche. Le Musée du Parc est actuellement utilisé pour faire des expositions ponctuelles. On y trouve aussi un petit temple, le pigeonnier, la "Rotonda", un amphithéâtre magnifique en plein air, et le splendide perron qui donne accès aux jardins du "Hort de Baix", un endroit idyllique, particulièrement pendant les chaudes nuits d'été.

Parmi la riche flore du Parc, on trouve le "Populus euphratica" et une grande représentation d'espèces subtropicales. En 1991, on a inauguré une zone de 5.000 mètes carrés, où il y a une grande quantité d'arbres, avec des sections de palmiers, d'arbres à fruits, de conifères tropicaux et de peupleraies. Les étangs et les fontaines sont d'inspiration arabe, ainsi que différents éléments céramiques et architectoniques qui les décorent.

Le Parc Municipal est ouvert au public tout au long de l'année et c'est le lieu d'encontre, de rendez-vous et de référence obligée lorsqu'on visite la ville.

-Le Parc Municipal est situé dans le centre de la ville, il est d'inspiration arabe, avec des fontaines et des promenades où vivent ensemble des cygnes, des canards et des pigeons. Dans l'ensemble, on peut aussi visiter le théâtre en plein air de "La Rotonda" et le Parc de Trafic pour enfants. Au sud-ouest de la Palmeraie est situé un jardin privé connu sous le nom de "Huerto del Cura". La variété de plantes qui poussent dans ce parc créent une unité où l'on respire la paix et la tranquillité, ce qui fait de ce parc l'endroit parfait pour se promener et se reposer.

 

 

LE DIMANCHE DES RAMEAUX

 

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Le Dimanche des Rameaux est le dimanche avant la Semaine Sainte.

 

Les célébrations de la Semaine Sainte commencent le Dimanche des Rameaux, déclaré Fête d'Intrérêt Touristique International en 1997.

 

L'acte principal de ce jour est la Procession des Palmes, qui a à Elche une importance spéciale, étant donné qu'il y a une grande quantité de palmes blanches, portées par les fidèles, qui sont originaires des huertos de palmiers d'Elche.

 

Cette procession, qui commémore l'entrée triomphale de Jésus-Christ à Jérusalem, a toujours eu une grande participation. Elle est ainsi devenue une des manifestations les plus caractéristiques et populaires des habitants d'Elche.

 

La première nouvelle documentaire sur le "Dimanche des Rameaux" date de 1371, quand le Conseil de la Ville (Conseil Municipal) s'unit à la festivité en distribuant des aumônes.

 

On parlait déjà du commerce de la palme blanche dans un article des livres de Cabildo de 1429, et celui-ci a continué jusqu'à nos jours. Les palmes blanches d'Elche ont été exportées depuis des siècles dans tout le monde catholique.

 

Les palmes sont l'élément principal d'un événement spécial, à savoir, le concours de palmes organisé par la " Junta de Cofradías y Hermandades de la Semana Santa" (Assemblée des Confréries de la Semaine Sainte). Ils forment dans leurs feuilles des figures compliquées reliées aux actes de la Semaine Sainte ou aux monuments et aux traditions d'Elche.

 

La Mairie d'Elche a créé dans le Parc Municipal un Atelier d'Artisanant de la Palme Blanche. Il se trouve dans un moulin à farine d'origine médiévale (le "Molí del Real"). Cette initiative a été prise dans le but de continuer les traditions et les métiers rattachés à la palmeraie d'Elche.

-Le Dimanche des Rameaux d'Elche a été déclaré Fête d'Intérêt Touristique National le 14 juillet 1988 et Fête d'Intérêt Touristique International le 22 juillet 1997.

 

Les célébrations de la Semaine Sainte commencent le Dimanche des Rameaux, fête déclarée d'intérêt touristique international depuis 1997.

 

L'acte principal de ce jour est la Procession des Palmes, qui a à Elche une importance spéciale, étant donné qu'il y a une grande quantité de palmes blanches, portées par les fidèles, originaires des huertos de palmiers d'Elche.

 

Programme

 

11h00. "Paseo de la Estación" (Promenade de la Gare). Bénédiction des Palmes et sortie de la Procession de Jésus Triomphant, avec la présence de milliers de participants qui portent des palmes blanches originaires des huertos de palmiers d'Elche.

 

Itinéraire: "Paseo de la Estación" (Promenade de la Gare), Palais d'Altamira, Pont d'Altamira, Avenue "Avinguda del País Valencià", Pont de Canalejas, Mairie, Rue "Calle Corredora", Rue "Calle Capitán Lagier", Basilique de Sainte Marie.

 

12h30 – 13h00: Sainte Messe du Dimanche des Rameaux dans la Basilique de Sainte Marie.

 

14:00 h.: Remise des prix du Concours de Palmes Blanches dans le Salon de Séances de la Mairie d'Elche selon les catégories suivantes:

 

-Catégorie Palme d'Artisanat (Taille supérieure à 150 cm.)

-Catégorie Palme Artistique (Taille supérieure à 150 cm.)

-Catégorie Miniatures (Taille jusqu'à 150 cm.)

-Catégorie spéciale École Municipale de la Palme Tressée (N'importe quelle taille)

 

-Les fêtes d'origine religieuse jalonnent le calendrier d'Elche avec des rendez-vous inévitables comme le Dimanche des Rameaux, déclaré Fête d'Intérêt Touristique International, où des milliers d'habitants d'Elche promènent en procession leurs palmes blanches par les rues d'Elche, fête qui constitue un prélude magnifique de la Semaine Sainte. Les défilés de la Semaine Sainte sont pleins de passion et la pluie de petits papiers de toutes les couleurs du Dimanche de Pâques est un joyeux couronnement de celle-ci.

 

-Les fêtes de la Semaine Sainte commencent le Dimanche des Rameaux. La Procession des Palmes est un des événements les plus importants des fêtes populaires d'Elche, étant donné que les habitants d'Elche participent activement avec des palmes blanches originaires de leurs propres huertos de palmiers.

 

Le concours de palmes blanches, organisé par la " Junta de Cofradías y Hermandades de la Semana Santa" (Assemblée des Confréries de la Semaine Sainte) est un autre des rendez-vous importants de ces fêtes. Les confrères forment dans leurs feuilles des figures reliées à la Passion de Christ ou aux traditions de la ville.

 

La fabrication de la palme blanche est tellement importante que la Mairie d'Elche a créé dans le Parc Municipal une École d'Artisanat de la Palme Blanche, concrètement dans les dépendances du "Molí del Real", un moulin médiéval situé au milieu d'un environnement naturel unique. Le Dimanche des Rameaux a été déclaré Fête d'Intérêt Touristique International en juillet de l'année 1997.

 

-Les palmes blanches sont sans doute le symbole le plus distinctif de la ville d'Elche. En fait, la ville d'Elche est le seul lieu au monde où on continue à élaborer la palme blanche artisanalement. Sa présence brille massivement dans la procession du Dimanche des Rameaux. Plus de 10.000 personnes accompagnent avec leurs palmes chaque année la statue de Notre Père Jésus, dont le trône est élaboré artisanalement avec des feuilles de papier. Un autre moment des fêtes d'Elche qu'il ne faut absolument pas perdre est la procession "Procesión de los Aleluyas", qui se célèbre le Dimanche de Pâques, pendant laquelle la ville se remplit de couleurs avec les centaines de milliers de petits papiers de toutes les couleurs lancés au paso de la Vierge de la Joie et du Christ Ressuscité. " La Trencà del Guió" est un acte particulier de la Semaine Sainte d'Elche, qui date du XVIème siècle et pendant lequel on lance un étendart parterre. S'il se casse en deux parties égales, cela veut dire que cela sera une bonne année pour la ville des palmiers.

 

 

 

LE " MISTERI" D´ELCHE

 

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Le "Misteri" (Mystère) d'Elche est le signe d'identité culturel de la ville le plus authentique. C'est un drame chanté, d'origine médiévale, qui a été proclamé par l'UNESCO Chef-d'oeuvre du Patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité en 2001.

 

Il est représenté chaque année les jours 14 (premier acte) et 15 août (deuxième acte), même si le 11, le 12 ou le 13 août, on réalise des représentations préalables extraordinaires. Le drame est représenté dans la Basilique de Sainte Marie et raconte la Dormition, l'Assomption aux Cieux et le Couronnement de la Vierge Marie. Sa survivance a été possible grâce à la passion de tous les habitants. Après que les représentations de théâtre aient été interdites à l'intérieur des églises dans le Concile de Trente, Elche a réussi à obtenir du Pape Urbain VIII en 1632 une bulle pour maintenir la Fête vivante. La persévérance des habitants d'Elche envers l'image ancienne du Mystère l'a converti en le dernier vestige de ce type de manifestations. La musique du Mystère provient de différentes époques et possède des mélodies médiévales, de la Renaissance et de l'époque baroque, avec des exemples de monodie et de polyphonie. L'interprétation est prise en charge par une chapelle de chanteurs non professionnels et par un groupe d'enfants à voix blanche, qui jouent les rôles de Marie et des anges.

 

Section transversale de la Basilique de Sainte Marie. Mais s'il y a un élément distinctif du Mystère d'Elche, c'est bien la complexité de sa mise en scène d'inspiration médiévale, avec la division de l'espace scénographique en espace horizontal-terrestre et vertical-aérien, et l'utilisation d'appareils aériens qui font que ce spectacle soit vraiment surprennant.

 

Dans le centre de la croisée de la Basilique s'élève une scène quadrangulaire ("cadafal"), auquel on a accès à travers d'une rampe ("andador"), où se développe la plus grande partie de l'action. Dans la scène verticale est installé un faux ciel, qu'on monte dans la base de la coupole.

 

Les portes du ciel s'ouvrent et, avec l'aide d'une machinerie complexe, le spectacle commence. Il y a beaucoup de personnes qui participent dans la représentation. Premièrement, c'est un ange messager qui descend sur la "magrana", suivi par un choeur angélique "araceli", pour accueillir la Vierge dans son Assomption aux Cieux, où elle sera couronnée par le Père Éternel depuis une troisième machine aérienne ("Trinitat"). Alors, une pluie d'oripeaux tombe depuis les appareils et depuis le propre ciel, qui remplit la scène du Couronnement d'un doré intense, qui est sans doute le moment le plus intense de la Fête.

 

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"La Festa" (la Fête) ou Mystère d'Elche est une représentation qui a des racines médiévales et qui se divise en deux actes, qui sont mis en scène chaque année le 14 et le 15 août à l'intérieur de la Basilique de Sainte Marie. Dans le Mystère, on interprète la Mort, l'Assomption et le Couronnement de la Vierge Marie, la mère de Jésus, et en général, la représentation présente de nombreux aspects artistiques et historiques importants, qui vallent la peine d'être vus. En outre, c'est la seule pièce de théâtre de son genre qui s'est maintenue vivante jusqu'à nos jours, malgré les interdictions officielles dues au Concile de Trente par rapport aux représentations à l'intérieur des églises. Cette circonstance fait du Mystère une pièce de théâtre unique et exceptionnelle pour l'étude du théâtre religieux européen d'origine médiévale. L'UNESCO l'a aussi ainsi reconnu lorsqu'il l'a déclaré, en 2001, Chef-d'oeuvre du Patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité. C'est la première fois que l'Espagne a reçu ce titre.

 

L'action du Mystère d'Elche est basée sur les récits traditionnels de l'Assomption de la Vierge Marie, qui se sont transmis oralement pendant les premières années du christianisme et qui, à partir du IVème siècle, ont été compilés dans les nommés Évangiles Apocryphes. Ceux-ci racontent, justement, des passages de la vie et la mort de Jésus-Christ et de sa mère qui n'apparaissent pas dans les quatre Évangiles Canoniques.

 

 

Les récits apocryphes assomptionnistes les plus importants sont ceux de Jean le Théologien (IVème-Vème siècles), le "Transitus du Pseudo Meliton" (VIème siècle), la narration de Jean, archevêque de Thessalonique (VIIème siècle) et, le plus tardif, le récit du Pseudo "José de Arimatea" (IXème-Xème siècles). Ce dernier est le récit qui présente le plus de points en commun avec le Mystère d'Elche. Les évangiles apocryphes ont quelques différences entre eux et ont été refondus au XIIIème siècle par Jacobo de Varazze dans sa "Leyenda Aurea" (Légende d'Or), un ensemble des vies de saints qui a eu une grande diffusion dans toute l'Europe médiévale et qui a aussi influencé la rédaction du drame d'Elche.

L'origine du Mystère d'Elche n'est pas encore déterminé avec précision à cause de l'absence de documentation. Au sujet de sa naissance, il existe deux traditions locales. L'une d'elles lie la création de la Fête à la conquête de la ville d'Elche musulmane par les troupes aragonaises de Jacques I d'Aragon, en 1265, c'est-à-dire à la naissance de la ville en tant que civilisation chrétienne. Une autre tradition légendaire essaie de donner à la naissance du "Misteri" une origine miraculeuse et elle le lie à l'appartition ou à "Arrivée" de la statue de la Vierge d'Elche le 29 décembre 1370. Ainsi, l'origine du Mystère aurait été trouvé auprès de la statue de la Vierge Marie, actrice principale du drame, à l'intérieur d'un grand coffre en bois qui flottait sur les eaux de la mer Méditerranée, dans la proche plage du Tamarit (aujourd'hui Santa Pola), trouvée par le soldat garde-côte Francesc Cantó.

 

Cependant, les recherches développées dans les derniers temps, aussi bien sur l'oeuvre d'Elche que sur le théâtre médiéval européen en général, proposent la deuxième moitié du XVème siècle comme l'époque la plus probable pour dater le Mystère d'Elche, car c'est dans cette époque où le théâtre de thèmes assomptionnistes connaît un grand essor.

 

Si nous faisons un bref parcours à travers la documentation historique de l'oeuvre, nous verrons qu'au début, elle était organisée par certaines familles de la petite noblesse locale, comme par exemple la famille des Perpinyà ou des Caro. La référence documentaire la plus ancienne de la Fête connue jusqu'à maintenant se trouve dans le testament d'une dame qui habitait à Elche, Isabel Caro. Dans ce testament, de 1523, elle léguait certains fonds pour pouvoir continuer une "grande fête et solennité" que les religieux de la ville réalisaient dans l'église de Sainte Marie pendant la célébration de l'Assomption, la mère de Dieu, en honneur à la statue de la Vierge que la testatrice avait dans sa maison et qui, après sa mort, devait passer à l'ermitage de Saint Sébastien.

 

Il y a des articles qui prouvent l'existence dans la ville en 1530 d'une Confrérie de Notre-Dame de l'Assomption, qui avait son siège dans l'ermitage de Saint Sébastien et qui se chargeait de préparer la fête. Cette confrérie était présidée par des marguilliers qui recevaient, en plus des contributions des confrères et des aumônes, des aides annuelles du Conseil Municipal.

 

Néanmoins, le fait de ne pas avoir de ressources économiques suffisantes et le fait qu'il n'y avait personne prêt à gouverner la Confrérie, a mis le Mystère en danger de disparition dans les dernières années du XVIème siècle. C'est en 1609 que le Conseil de la Ville accorde définitivement de prendre en charge l'organisation et la financiation de la Fête. C'est pourquoi il a établi des impôts municipaux, parmi lesquels les plus importants sont ceux de la moulure de grains et de la vente de viandes. Dans le même but, il y avait dans la ville une administration appelée "la arroba del aceite" (l'arrobe du vin), qui recevait une aumône dédiée à la Vierge, qui consistait en une arrobe d'huile pour chacune des savonneries que l'importante industrie du savon cuisait à Elche (XVIème - XVIIIème siècles). Les revenus de cette administration étaient destinés, principalement, à l'entretien de la machinerie de la pièce de théâtre et au paiement des salaires des musiciens et des chanteurs.

 

Mais dans le premier tiers du XVIIème siècle, le Mystère est à nouveau en danger de disparition. Cette fois c'est l'évêché d'Orihuela, qui suivait les directives de Trente, qui essaya d'interdire la représentation parce qu'elle se réalisait à l'intérieur d'une église. Le Conseil d'Elche fit appel à la Cour royale de Valencia et réussit à obtenir du Pape Urbain VIII en 1632 un rescript signé par celui-ci, qui donnait un privilège à la ville d'Elche, car il permettait la représentation du Mystère d'Elche dans le temple de Sainte Marie à perpétuité.

 

Ce dernier n'a pas été le seul problème existant entre l'autorité civile et l'autorité ecclésiastique à cause de l'organisation de la Fête. Les frictions entre les deux états s'échauffèrent de façon alarmante en 1700, à cause d'une affaire d'exonération d'impôts municipaux favorable au clergé, et aussi en 1734, à cause d'une opposition sur la nomination du Maître de Chapelle. Finalement, ce sont les droits du Conseil qui ont prévalu, fondés sur les coutumes et les traditions historiques conservées dans la ville.

 

Le Mystère est entré dans une période de claire décadence artistique à cause de l'interdiction, dans les dernières années du XVIIIème siècle, de la scène de la "Juiverie", dû aux disputes qu'elle provoquait et aussi à cause de la suppression de la chapelle musicale d'Elche au début du XIXème siècle. Cette décadence était encore plus grave dans le dernier tiers du XIXème siècle, aussi bien en raison du manque de ressources économiques dédiées à l'oeuvre que de l'inestabilité qui existait dans les charges municipales, par exemple celle du Maître de Chapelle. L'origine de cette décadence se trouve également dans le fait que les propres habitants d'Elche, les autorités politiques incluses, ne donnaient pas trop d'importance à la représentation.

 

L'Assemblée Protectrice de la Fête d'Elche, créée en 1924, est le fruit d'une campagne à faveur de la Fête dirigée dans la ville par l'érudit chroniqueur Pere Ibarra y Ruiz, grâce à laquelle il fut possible de faire une révision scénique et musicale de la pièce de théâtre. La partition fut dépurée par le musicien d'Alicante Oscar Esplá, qui, entre autres, rajouta à nouveau la scène de la "Juiverie". Cette période restauratrice aida l'oeuvre à récupérer le succès et elle culmina en 1931, lorsque le gouvernement de la IIème République remis le titre de Monument National au Mystère. La tutelle de l'état organisa son lien avec l'Assemblée Nationale de Musique et de Théâtres Lyriques, dirigée par le musicien auparavant cité, Oscar Esplá, moyennant un primitif Centre local.

 

Après la Guerre Civile d'Espagne (1936-1939), on organisa dans la ville l' "Assemblée Nationale Restauratrice du Mystère d'Elche et de ses Temples", qui avait comme mission principale la reconstruction de l'Église Sainte Marie, incendiée en février 1936, ainsi que la mise en fonction des représentations du Mystère suspendues pendant le conflit. En 1948, lorsque ses tâches restauratrices furent finies, cette Assemblée fut transformée en "Centre National du Mystère d'Elche", qui, encore aujourd'hui, se charge d'organiser la pièce de théâtre assomptionniste. Son travail est possible grâce à l'aide économique et institutionnelle de différentes institutions comme la "Generalitat Valenciana", la Mairie d'Elche et le Conseil Général d'Alicante.

La grande scène du Mystère d'Elche est la Basilique de Sainte Marie, un temple baroque dont la construction a commencé en 1673, sous la direction de l'architecte Francesc Verde. Elle a été construite sur le terrain occupé par d'autres édifices religieux dédiés à la Dormition de Sainte Marie: la mosquée musulmane, consacrée au culte chrétien par Jacques I après la conquête de 1265, une église de style gothique (1334-1492) et une autre de style Renaissance (1492?-1672). Les travaux du temple actuel ont duré plus de cent ans et ils ont été dirigés par Pere Quintana (1674-1678), Joan Fauquet (1681-1719), Fr. Francisco Raimundo (1720-1727) et Marcos Evangelio (1754-1767). Nicolas de Bussy, auteur du remarquable portail Majeur et de celui de San Agatángelo, est intervenu dans les travaux d'ornementation de la sculpture. L'édifice a été finalement consacré en 1784, lorsque la Chapelle de la Communion fut finie, chapelle de style néoclassique, projetée par Lorenzo Chápuli et élevée par José Gonzálvez de Coniedo (1789) . L'église possède les titres d'Insigne (1789) et de Basilique Mineure (1951).

 

La scène se divise en deux parties bien différenciées: la scène horizontale ou "terrestre" et la scène verticale ou "aérienne".

 

La première scène est formée d'un plancher carré ou "cadafal" qui s'élève dans la croisée du temple, qui s'introduit légèrement dans les presbytérium, et qui a une petite balustrade formée de barreaux torses. Elle est couverte avec un grand tapis et illuminée avec douze chandeliers. Comme elle est située au centre géométrique de l'église, ce qui est une coutume médiévale, les spectateurs peuvent se situer dans les quatre côtés.

 

On a accès à cette scène depuis la porte majeure du temple, située aux pieds de la nef centrale, moyennant un plan incliné appelé "andador", par où entrent sur scène tous les personnages de la pièce de théâtre, excepté ceux qui descendent directement du ciel. Tout au long de ce couloir sont placés, sur les piliers de la nef, trois groupes de sculptures ou petits autels, qui représentent des paysages clés de la Passion de Jésus-Christ: le huerto de Gethsémani, le mont Calvaire et le Saint Sépulcre.

 

La scène aérienne ou verticale est installée dans la coupole de l'église, qui symbolise le ciel pendant les représentations de la Fête. La coupole est totalement couverte dans la base de son anneau principal avec une toile peinte avec des nuages et des anges. Dans cette toile, il y a seulement une ouverture carrée, située de façon excentrique vers le côté du presbytérium, qui peut s'ouvrir ou se fermer grâce à des portes coulissantes, appelées "les portes du ciel". Au-dessus de la toile est installé en saillie un petit plancher en bois, invisible pour les spectateurs, qui permet aux machinistes de réaliser tous les travaux et opérations nécessaires pour descendre et monter les appareils aériens avec les personnages du monde céleste.

 

Il y a trois appareils différents. "La Nube" (le Nuage) ou la "Granada" (Grenade), par où descend l'ange qui annonce à Marie sa mort. Il est formé de deux consoles octogonales unies avec quatre barreaux en fer. La machine se ferme totalement avec huit ailes praticables peintes en rouge dans leur partie extérieure et qui lui donnent un aspect sphérique lorsqu'il entre ou sort du ciel. Mais après avoir descendu quelques mètres, moyennant des tirants de corde, ses ailes s'ouvrent. C'est alors qu'on aperçoit dans son intérieur, totalement décoré avec des oripeaux, l'enfant qui symbolise un ange. Des appareils scéniques de ce type apparaissent dans les documents assez fréquemment dans les représentations médiévales, principalement dans les cérémonies de type aulique. La première référence, comme l'indique Francesc Massip, apparaît dans le couronnement de Martin l'Humain, en 1399, et ils avaient beaucoup de succès, étant donné que sa position permettait de cacher son occupant et de le montrer dans le moment scénique approprié.

 

 

Le deuxième appareil aérien de la Fête est appelé la "Recèlia" ou "Araceli". il présente un aspect de retable: au milieu apparaît l'ange appelé Ange Majeur, debout, et autour de lui sont distribués à genoux, sur deux consoles supérieures et deux consoles inférieures, quatre autres personnages qui jouent les rôles d'anges, deux adultes en-haut et deux enfants en-bas. Dans le deuxième acte du Mystère, l'Ange Majeur auparavant cité est remplacé par la Vierge de l'Assomption, la patronne d'Elche, vénérée dans la Basilique de Sainte Marie. Comme la "Grenade", l' "Araceli" est aussi une machine théâtrale d'origine médiévale qui est née dans les représentations de Noël de la vision de Sybille.

 

Le dernier des appareils scéniques aériens utilisés dans le Mystère d'Elche est appelé "Coronación" (Couronnement) ou "Trinidad" (Trinnité). Il s'agit d'une machine avec une structure de retable, similaire à l' "Araceli", mais un peu plus petit. Dans sa partie centrale est situé un trône, où s'assied le chanteur qui joue le rôle du Père Éternel. À ses côtés, sur deux consoles, se trouvent deux enfants à genoux qui jouent les rôles de deux autres personnages de la Très Sainte Trinnité. Ce troisième appareil scénique semble être plus tardif que les deux antérieurs et son origine pourrait se trouver dans la même ville d'Elche, étant donné qu'il n'y a pas de références sur des machines similaires dans d'autres représentations.

 

Ces trois engins montent et descendent attachés à des grosses cordes, une pour la "Grenade" et l' "Araceli" et l'autre, plus courte, pour le "Couronnement". Elles fonctionnent grâce à deux treuils qu'on bouge manuellement et qui sont situés sur les terrasses du presbytérium de l'église.

 

Les chanteurs qui ne descendent pas du ciel s'habillent et se préparent en dehors du temple, dans l'ermitage de Saint Sébastien, un petit oratoire du XVème siècle, dans un autel duquel on vénéra la statue de la Vierge Marie de l'Assomption jusqu'à 1648, situé à environ cinquante mètres de l'église de Sainte Marie. Au début de la pièce de théâtre, les chanteurs partent depuis cet ermitage en formant un petit cortège de fête, précédés par la Bande Municipale de Musique, ce qui transforme aussi la ville en une scène de la Fête. Cette scène s'agrandit à toute l'ancienne ville fortifiée lorsqu'on réalise la procession de l'enterrement de Marie, le matin de la fête de l'Assomption de la Vierge, sont la statue gisante est portée par les personnages du Mystère et accompagnée par les fidèles d'Elche.

Même si les représentations du Mystère à l'intérieur de la Basilique de Sainte Marie sont l'élément principal des fêtes que la ville d'Elche dédie à l'Assomption de la Vierge, il existe une série d'actes, de cérémonies et de solennités, aussi bien religieuses que profanes, développées autour du Mystère et qui forment, tous ensembles, ce qu'on appelle la Fête d'Elche.

 

L'ÉPREUVE DES VOIX

L'ÉPREUVE DE L'ANGE

LES RÉPÉTITIONS GÉNÉRALES

"LA NIT DE L' ALBÀ"

LA "VESPRA"

LA "ROÀ"

LA PROCESSION DE L'ENTERREMENT

LA "FESTA"

LES SALVÉS DE LA VIERGE

LE SALVÉ DU DERNIER JOUR D'AOÛT

LES CYCLES D'AUTOMNE

L'ARRIVÉE DE LA VIERGE

 

L'ÉPREUVE DES VOIX (6 août)

 

Le premier acte officiel de la Fête est appelé l'épreuve des voix et il a lieu l'après-midi du 6 août dans le Salon de Séances de la Mairie d'Elche.

 

Dans cette épreuve, le Centre chargé d'organiser le Mystère, présidé par le maire de la ville, juge les voix des enfants qui jouent un rôle dans celui-ci. Cette présidence et le lieu de célébration sont précisément une réminiscence de la période du temps où le Mystère fut maintenu exclusivement par le Conseil Municipal. Dans ces temps, c'était justement le Conseil de la ville qui choisissait les chanteurs du drame sacré après avoir vérifié sa voix et sa musicale.

 

L'épreuve des voix est aujourd'hui purement testimoniale, elle a une petite durée et pendant celle-ci chantent les enfants appelés par le Maître de Chapelle, qui chanteront dans la Fête et joueront les rôles de la Vierge Marie, l'ange de la "Grenade" et les personnages de l' "Araceli" et du "Couronnement".

 

 

L'ÉPREUVE DE L'ANGE (10 août)

Quatre jours après, le 10 août, jour de la fête de Saint Laurent, a lieu dans l'église de Sainte Marie, à 6 heures de l'après-midi, ce qu'on appelle l'épreuve de l'ange.

 

Cette cérémonie, qui a comme but mettre à l'épreuve la sérénité des personnages qui devront descendre des appareils aériens du Mystère, spécialement celle des enfants, ainsi que le fonctionnement parfait de la machine du "ciel", qui a aussi souffert une évolution tout au long des années. Dans le passé, il était présenté de façon peu sérieuse, car les engins célestes, la "Grenade", l' "Araceli" et le "Couronnement", apparaissaient sans être couverts d'oripeaux et leurs occupants sans vêtements angéliques. En outre, c'est les enfants, aussi bien de la ville que de la campagne, qui occupaient complètement le temple pour suivre l'acte, ce qui faisait d'eux les vrais acteurs de celui-ci. Ces enfants, qui apportaient des fruits, de préférence des coings, finissaient par convertir l'église en une véritable bataille rangée en se lançant les uns aux autres, même aux petis acteurs, les restes de ces fruits.

 

Cette coutume a disparu dans les années 50 du XXème siècle, et l'Épreuve de l'Ange est devenue une pré-représentation de la Fête, où il est possible de contempler, seulement, les apparitions des trois appareils aériens, déjà décorés, qui est en somme la partie la plus spectaculaire de l'oeuvre assomptionniste. Dans cette célébration, les enfants d'Elche continuent à être des spectateurs inconditionnels.

 

L'entrée à l'église est évidemment libre et la durée de l'acte est d'environ une heure.

 

LES RÉPÉTITIONS GÉNÉRALES (11, 12 et 13 août)

 

En 1924, dans le but de corriger et d'éliminer des représentations de la Fête une série de défauts accumulés tout au long des siècles, surtout dans la période de décadence souffert par le Mystère au XIXème siècle, l'Assemblée Protectrice créée à cette fin réalisa une révision du drame sacré. Et pour atteindre l'accouplement exact des chanteurs et de tous les éléments scéniques, il fut nécessaire de réaliser une répétition générale. Néanmoins, on permit l'entrée à cette répétition des chercheurs et des personnalités publiques. Cet acte se réalisa avec les portes du temple fermées, en silence, sans bruit de fête provoqué par les nombreux spectateurs qui assistent aux représentations traditionnelles, c'est pourquoi il fut reçu par le public chercheur avec un grand intérêt.

 

Peu à peu, cette répétition, célébrée l'après-midi du 13 août, est devenue toujours plus importante. Les portes de l'église se fermaient et on avait accès au temple seulement si on avait une invitation qu'il fallait solliciter. Avec les années, les spectateurs intéressés augmentaient, c'est pourquoi on a organisé d'autres répétitions les jours antérieurs. Actuellement, il y a au total trois répétitions: les 11 et 12 août à 22h30 et le 13 août à 17h30. Pour entrer au temple il faut acquérir l'entrée correspondante.

 

Il faut préciser que dans ces répétitions on peut voir la représentation complète du Mystère, c'est-à-dire ses deux actes, séparés par une petite pause de quinze minutes. Cependant, il y a quelques changements et suppressions dans le but de que la mise en scène ne dépasse pas deux heures. Ces suppressions se rapportent à certains chants de la Vierge Marie et aussi à la scène de la descente de l' "Araceli", à la fin du premier acte. Par ailleurs, étant donné qu'il s'agit de répétitions, le couronnement final de la statue de la Vierge Marie n'est que symbolique: on laisse tomber une abondante pluie d'oripeaux mais pas la couronne impériale.

 

"LA NIT DE L' ALBÀ" (Nuit du 13 août)

 

La nuit du 13 août a lieu un autre acte de fête de grand intérêt dans la ville d'Elche. Il s'agit de "la Nit de l'Albà". À partir des dernières heures de l'après-midi, les rues de la ville se remplissent de gens de tous les âges et conditions pour brûler des feux d'artifice: des fusées, des pétards, des crapauds, des serpenteaux, etc.

 

Vers 23.00 heures la fête se déplace aux terrasses de la ville et c'est depuis celles-ci que commencent à sortir plus de fusées et de palmiers de feux d'artifice. Pendant une heure, de façon ininterrompue, la ville s'allume de lumières et de couleurs de tous les côtés. Il ne s'agit pas, donc, de feux d'artifice qu'on voit habituellement, mais de toute une ville qui lance des feux d'artifice. Ses habitants sont par conséquent spectateurs et participants de la fête en même temps. L'ensemble fait, comme l'indique un texte du XVIIème siècle, que la nuit se transforme en journée.

 

Les institutions officielles, les industries et les commerces d'Elche se concentrent aussi dans certaines terrasses du centre pour lancer des feux d'artifice. À 23.30 heures commence la fusée offrande: des milliers et des milliers de fusées sont lancées, symbolisant une offrande de lumière et de son pour la Vierge la veille de sa dormition. À minuit pile, toutes les lumières de la ville s'éteignent et on lance depuis le clocher de la Basilique de Sainte Marie un énorme palmier de feux d'artifice qui, pendant quelques instants, illumine toute la ville. Celui-ci est appelé le palmier de la Mère de Dieu et il est payé par l'hôtel de ville. Après, toutes les cloches du même clocher commencent à sonner à toute volée et la silhouette de la patronne d'Elche apparaît, réalisée avec du feu, étant visible depuis toutes les terrasses d'Elche.

 

Dans les maisons, on finit la nuit en dînant sur les terrasses. On mange de la pastèque, très raffraîchissante et on boit le typique "nugolet", mélange d'eau-de-vie et d'eau fraîche. Dans les rues, les plus audacieux continuent à lancer des serpenteaux et des crapauds jusqu'au petit matin.

 

LA "VESPRA" (14 août)

 

Le 14 août, Elche se prépare pour entrer pleinement dans le point culminant de sa fête. À 17.15 heures, dans la Basilique de Sainte Marie, qui a toutes ses portes ouvertes, on chante les solennelles Vêpres de l'Assomption de la Vierge. Le clergé de Sainte Marie entre dans le temple en procession en portant la croix levée, les chandeliers de l'église et l'encensoir. C'est sur ce plancher que sont chantés, avec l'accompagnement de l'orgue, l'hymne, les différentes antiennes de la palmodie, le répons et, pour conclure, le magnificat et les prières finales.

 

À la fin de cette cérémonie, à 18.00 heures pile, après les trois coups de cloche qui annoncent et appellent à l'acte une demi-heure avant qu'il commence, le cortège du Mystère sort depuis l'ermitage de Saint Sébastien, dans la rue "calle Major" de l'ancienne ville fortifiée. Cet ermitage est aujourd'hui le siège du Musée Municipal de la Fête et il a toujours été utilisé comme vestiaire par les acteurs du drame sacré étant donné qu'il se trouve à seulement cinquante mètres de l'église paroissiale.

 

Le temple est ouvert une heure avant et il apparaît bondé de public. La nef, la croisée, le presbytérium, les balcons, les chaires et même certains autels sont remplis de gens. Il faudra donc arriver à l'Église de Sainte Marie avec assez de temps d'avance si on veut occuper une bonne place. Selon la tradition, assûrément recommendable, on amène un éventail avec lequel on pourra soulager la forte chaleur propre d'une après-midi du mois d'août.

 

L'acte de la "Vespra", où l'on représente la mort de Marie et l'assomption de son âme au ciel, finit vers 19.30 heures. Lorsque le temple est vide, on pose sur le centre du "cadafal" la statue de la Vierge gisante sur une civière de procession décorée avec des cierges et des fleurs. Elle sera exposée toute la nuit pour que les fidèles puissent venir la vénérer à n'importe quelle heure, étant donné que l'église est ouverte jusqu'au jour suivant.

 

LA "ROÀ" (Nuit du 14 août)

 

Le 14 août, à minuit, et après avoir chanté une sérénade à la Vierge depuis la porte de la Basilique, la "Roà" commence. C'est une cérémonie particulière qui consiste à faire une espèce de procession individuelle, avec un cierge dans les mains, par les mêmes rues que parcourra le lendemain la procession de l'enterrement de la Vierge et qui forment, environ, le périmètre de l'ancienne ville médiévale d'Elche. Les participants à cet acte partent depuis la porte majeure de Sainte Marie et continuent leur itinéraire par les rues Uberna, Major, Plaça de Baix, Corredora, Pont dels Ortissos et Capità Lagier et retournent finalement à nouveau à la Basilique.

 

Cependant, le fait le plus surprennant de la "Roà", c'est qu'elle n'est organisée ni ordonnée par personne, mais pendant toute la nuit, les fidèles ne cessent de passer et de se renouveler constamment. Certains, même, font le parcours plusieurs fois, chacun d'eux étant une offrande d'un membre de la famille mort ou malade. Des habitants d'Elche de n'importe quelle condition, de n'importe quel âge et de n'importe quelle idéologie, participent à cette cérémonie de la communauté. On a remarqué que les habitants de la campagne y sont fortement présents. Et à partir de 4 heures du matin, les messes célébrées à l'église de Sainte Marie, face à la statue de la Dormition de la Vierge, se succèdent.

 

Par ailleurs, dans les rues, dans les promenades et les lieux de fête, on vit la partie la plus profane de la célébration. On danse, on joue et on n'arrête pas de s'amuser pendant tout la nuit de la "Roà", une nuit où personne ne dort à Elche.

 

LA PROCESSION DE L'ENTERREMENT (15 août)

 

À 10.00 heures du matin, précédée de sa croix de procession portée par les Chevaliers Porte-Étendart et les Élus, la Statue de la Vierge sort à la rue portée sur les épaules par les apôtres et les juifs, c'est-à-dire par les mêmes acteurs du Mystère. La statue de Marie, gisante sur la civière de procession, avec le visage couvert d'un masque mortuaire, est portée en grande pompe et suivie par les Maries et les anges du cortège. Le cortège est présidé par Saint Pierre, vêtu d'une chape pluviale. De nombreux habitants d'Elche, le clergé de Sainte Marie, les servantes de la Vierge, les membres du Centre du Mystère et les autorités locales participent à la procession. La marche est fermée par la bande municipale de musique.

 

Il s'agit donc d'un élargissement de la scène de l'enterrement qui est représenté dans le deuxième acte et qui a comme but donner la possibilité à tous les fidèles qui le désirent d'y participer. Par ailleurs, cette procession transforme toute la ville en une scène du drame assomptionniste.

 

L'enterrement suit le même parcours que la "Roà". Aussi bien à la fin qu'au début de la procession et de loin en loin de son trajet, des chapelets de pétards et des salves d'artifice sont lancés pour saluer la Vierge. À la fin de la procession, une messe solennelle chantée est célébrée. D'habitude, le prêtre qui y prêche est le même qui le fera pendant les Salvés de l'octave de l'Assomption.

 

LA "FESTA" (15 août)

 

À la même heure que le jour antérieur, à 17.15 heures, le clergé de Sainte Marie chante à nouveau les Vêpres de l'Assomption face à la Vierge, préparée pour le deuxième acte du Mystère. C'est à 18.00 heures que commence ce deuxième acte.

 

Si la veille il était difficile de trouver une place libre dans l'église, le jour de la "Festa" il l'est encore plus et il faut arriver au temple encore plus tôt. De toute façon, on peut aussi suivre la représentation, spécialement le couronnement de la Vierge, le moment culminant du drame sacré, depuis l'extérieur de la Basilique de Sainte Marie à travers les portes ouvertes. Surtout depuis la porte majeure où, en outre, est installé un grand vélum pour protéger les spectateurs du soleil de l'après-midi.

 

À 19.00 heures, la représentation prend fin, et au milieu d'une grande émotion des habitants d'Elche, de la volée des cloches, de la musique de l'orgue et du lancement des fusée, l'église se vide peu à peu. Les plus chanceux porteront avec eux une feuille de la palme de Saint Jean ou un bout des oripeaux tombés du ciel. Peu après, dans le plus grand silence, la statue de la Vierge descend depuis la coupole jusqu'à l' "Araceli". Cette fois, les anges de l'appareil aérien portent sur leurs têtes un diadème doré. Tous les occupants de l' "Araceli" descendent jusqu'à la rampe ou "cadafal", qui remonte vide vers le ciel.

 

On démonte immédiatement le plancher et la rampe, dans le but d'installer une autre petite scène près du tabernacle du maître-autel du temple. Sur celui-ci est placé un lit de bois d'ébène et des décorations de bronze et d'argent, donnés à la Vierge de l'Assomption par le Duc d'Aveyro et Marquis d'Elche au XVIIIème siècle. La statue de la vierge Marie est couchée sur ce lit, gisante, avec le masque mortuaire, et c'est ainsi qu'elle reste exposée pour recevoir la vénération publique pendant l'octave.

 

LES SALVÉS DE LA VIERGE (Du 16 au 22 août)

 

Le 16 août, jour de la Saint Roch, la "Festa" finit avec une messe où l'on prie pour tous les participants à la Fête qui sont morts pendant l'année, célébrée dans l'oratoire réservé de la Mairie d'Elche. Cet oratoire, avec le privilège du Pape Clément VIII, est formé d'un petit retable en bois taillé et doré avec un cadre de la Vierge de l'Assomption, oeuvre du Frère Antonio Villanueva (1747) et qui est situé dans le Salon de Séances de l'hôtel de ville.

 

L'après-midi, à 20.00 heures, et ce tous les jours jusqu'au 22 août, est réalisée la célébration de l'octave connue comme les Salvés de la Vierge.

 

Cette octave commence par une messe où prêche un prêtre invité par la paroisse de Sainte Marie. Après l'eurachistie, le clergé s'approche à nouveau de la Vierge gisante et on chante un Salvé solennel. Ensuite, depuis le balcon de l'orgue, on entonne les cantiques en l'honneur de la Vierge de l'Assomption. Ceux-ci sont chantés par un ténor, une basse et plusieurs sopranos de la chapelle du Mystère et ils sont étroitement liés avec les paroles et la musique de la Fête.

 

LE SALVÉ DU DERNIER JOUR D'AOÛT

 

Le 31 août, à 22.30 heures, a lieu le dernier acte du mois de l'Assomption. Il s'agit d'une petite cérémonie religieuse célébrée dans l'église de Sainte Marie avec un chapelet commenté et un salvé. La célébration est présidée par la statue de la patronne depuis sa niche du temple. Après cet acte, on lance depuis le clocher de la Basilique des feux d'artifice.

 

LES CYCLES D'AUTOMNE (Derniers jours d'octobre et 1er novembre des années paires)

 

Pour commémorer la proclamation de l'Assomption de la Vierge aux cieux comme dogme de l'Église Catholique, dicté par S. S. Pie XII le 1er novembre 1950, tous les deux ans, concrètement toutes les années terminées en nombre pair, a lieu un cycle des représentations extraordinaires du Mystère. Depuis 1990, on organise en plus à cette même date le Festival de Théâtre et de Musique Médiévale d'Elche, qui fait de la ville une référence obligée du monde médiéval.

 

Même si des changements peuvent se présenter, surtout dans les jours et horaires des répétitions générales, adaptés aux circonstances de chaque année, généralement on réalise deux répétitions nocturnes durant les derniers jours d'octobre. Pour y assister, il faut présenter l'entrée correspondante.

 

Et le 1er novembre, festivité de la Toussaint, le premier acte ou "Vespra" est représenté à 10.00 du matin, l'entrée étant gratuite. À la fin de la représentation, démarre la procession de l'enterrement de la Vierge, qui parcourt les rues traditionnelles. Et à 17.00 heures commence le deuxième acte ou "Festa" avec le couronnement de la Vierge Marie.

 

Dans ces cycles d'automne ne sont cependant pas représentés les autres actes et cérémonies des fêtes du mois d'août, à savoir, la "Nit de l'Albà", la "Roà", les Salvés, etc.


LA FÊTE DE L'ARRIVÉE DE LA VIERGE

 

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Selon raconte la tradition, le 28 décembre, à l'aube, le garde-côte Francesc Cantó, qui surveillait la côte d'Elche, découvrit dans les eaux de la mer un grand coffre qui contenait la statue de la Vierge de l'Assomption et le "consueta", le livre avec les vers, la musique et les indications scéniques pour la représentation du Mystère d'Elche.

Chaque 28 décembre à 15.00 heures et depuis le "Huerto de les Portes Encarnaes", Cantó sort à cheval pour annoncer la découverte au Conseil. Après avoir publié un ban, le cortège sort pour chercher le grand coffre. Ils arrivent au "Huerto de les Portes Encarnades" et prennent la statue de la Vierge pour la porter en procession jusqu'à la basilique de Sainte Marie.

Dans les années paires, on réalise, lors de sa commémoration, un pèlerinage depuis Santa Pola jusqu'à Elche. La sortie est à 7.30 heures du matin depuis la plage "Playa del Tamarit" (Santa Pola) jusqu'au "Huerto de les Portes Encarnaes".

-L'ARRIVÉE DE LA VIERGE (28 et 29 décembre)

 

Même si elle se célèbre en dehors des cycles de la Fête, il est important de citer cette festivité de l'Arrivée de la Vierge à Elche car elle est en étroite relation avec celle-ci.

 

Selon la tradition transmise de génération en génération, le 29 décembre 1370, 1266 pour d'autres auteurs, un garde-côte d'Elche, Francesc Cantó, a trouvé dans la "Playa del Tamarit", qui se trouve aujourd'hui dans le territoire municipal de Santa Pola, un coffre qui flottait sur la mer. Ce coffre, marqué avec les mots "Sóc per a Elx" (Je suis pour Elche), contenait la statue de la Vierge d'Elche et le "consueta" ou livre avec la musique et les paroles de la représentation du Mystère. Comme on peut le remarquer, la tradition unit en une même apparition miraculeuse, la découverte de la patronne d'Elche à sa Fête.

 

Actuellement, la célébration de cette Arrivée est fêtée le 28 et le 29 décembre. L'après-midi du 28 décembre, le garde-côte Cantó arrive à cheval à la place "Plaça de Baix" pour communiquer au Conseil de la ville sa découverte originale. Un ban annonçant la découverte est publié et toute la ville se rend à un huerto situé aux alentours d'Elche. Ce huerto symbolise la plage "Playa del Tamarit" et dans la maison qui s'y trouve est placée la statue de la Vierge depuis la nuit du 27 décembre. Celle-ci est amenée à la Basilique Sainte Marie où un prêtre d'Elche prononce la Bienvenue et ensuite, on chante l'hymne de la fête composé en 1911.

 

Le 29 décembre, une procession solennelle est réalisée par le centre de la ville, ainsi qu'une messe dans l'église de Sainte Marie. Comme la veille, on chante l'hymne de l'Arrivée quand la Vierge rentre dans le temple.

 

En outre, dans les années qui finissent par un nombre pair, on fait, l'aube du 28 décembre, une représentation de l'apparition du coffre avec la Vierge dans la propre plage "Playa del Tamarit". Les habitants d'Elche se déplacent jusqu'au bord de la mer pour voir le personnage qui joue le rôle du garde-côte Cantó, qui trouve le coffre mystérieux. La statue de la Vierge est portée à Elche en pèlerinage par l'ancien chemin de Santa Pola et le reste des célébrations a lieu comme les autres années.

 

 

LE TRANSPORT

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AUTOCARS PROVINCIAUX, AUTOCARS NATIONAUX ET AUTOCARS INTERNATIONAUX:

La gare est située dans l'avenue "Avenida del ferrocarril, 4".

 Alsa                                902 422 242

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 Serrano                            965 456 146

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LE TRAIN

La gare est située dans l'avenue "Avenida del Ferrocarril, 2".

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Gare F.G.V.                   965 262 731

  

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 Radio Taxi                    965 427 777

 

LE "TRENET" (LE PETIT TRAIN)

Vous pourrez réaliser une visite touristique par la Palmeraie et la ville. Le "Trenet" part du lundi au vendredi, dès 10h00, depuis l'Office de Tourisme, situé dans le Parc Municipal.