La ville de Denia

LE CHÂTEAU DE DENIA
 
Adresse: Calle San Francisco, sans numéro.

Le château est composé de deux tours, qui se trouvent à chaque côté du portail d'accès: la TOUR ROUGE (XVème siècle) et la TOUR DU CORPS DE GARDE (XIIème siècle, réhabilitée au XVIème et au XVIIème siècles).

Le “PORTAL DE LA VILA” (portail qui donne accès au château), de style almohade (XIIème siècle), a souffert postérieurement quelques restaurations. A l'extérieur, on remarque des arcs en lancette, de style almohade, et à l'intérieur on trouve un arc en berceau, duquel on conserve une partie de l'oeuvre originale.

La TOUR DU CONSEIL (XVème siècle). C'est dans cette tour que se réunissait le Conseil de la ville.

Le GLACIS DU GOUVERNEUR et le PALAIS DU GOUVERNEUR, où est situé le musée archéologique.

LE "QUARTER DELS INFANTS", qui avait la fonction d'entrepôt ou logement d'une troupe défensive permanente.

Le "PORTAL DEL BALUART" (Portail du Bastion), portail qui a trois arcs d'époques différentes et bastion d'une grande importance stratégique, étant donné qu'il contrôlait le chemin d'accès à l'enceinte du palais (XVIIIème siècle).

La POINTE DU DIAMANT, bastion défensif, appelé ainsi à cause de la forme de la tour.

L' "ALJUB" (XVème siècle), réservoir qui servait à accumuler les eaux.

Le CHEMIN PAVÉ était le seul accès par où pouvaient passer les véhicules à roues, il était donc considéré comme la rue principale. Le pavement de pierres date du XIVème siècle.

C'est un des éléments qui définissent la topographie historique du noyau urbain. Dans un de ses versants, on a découvert des restes de logements et de fortifications de la Diannium romaine.

Son dessin appartient à l'époque islamique, entre le XIème et le XIIème siècle. Depuis, plusieurs réformes se reflètent dans son architecture. Celles de l'époque almohade sont remarquables, la construction de la Tour Rouge et de la Tour du Conseil date du XVème siècle, les bastions et d'autres systèmes défensifs sont de style Renaissance, ainsi que la nouvelle édification du Palais du Gouverneur, qui a eu lieu pendant les XVIème et XVIIème siècles sous les auspices du Duc de Lerma, le Marquis de Denia.

La destruction du Palais et de la "Vila Vella" (Vieille Ville), pendant la Guerre de Succession, et l'abandon de la place militaire définissent les derniers siècles.

Actuellement, le Château est un ensemble patrimonial emblématique, scène de travaux de conservation et de restauration, ainsi que de propositions innovatrices de diffusion.

 

LE MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE
 
Localisation: A l'intérieur du palais du gouverneur, dans le château de Denia.
 
Le Musée Archéologique de la ville de Denia nous fait parcourir l'histoire de la ville, depuis le début de son aventure urbaine, il y a deux mille ans. Son histoire et son archéologie sont liées à l'activité du port et au fait qu'il s'agit d'une ville principalement commerciale, avec ses navires présents dans la Méditerranée. Denia a été une municipalité pendant l'Antiquité classique, Règne culte et opulant de l'Espagne arabe pendant le XIème siècle et par la suite, avec la conquête chrétienne, elle fut la ville la plus importante du comté et postérieurement du marquisat, un bon exemple donc de ville moderne jusqu'à la Guerre de Succession (1708), époque où la ville succombe. La statue du dieu Mercure (IIème siècle après Jésus-Christ), la collection de bronzes islamiques (beaucoup de ceux-ci sont d'origine orientale, XIème-XIIème siècles), le Trésor des "Rotes" (XIVème siècle), la collection numismatique ou les céramiques de l'Espagne arabe de production locale ou importées, constituent la base d'une proposition muséographique, toujours liée à la mer et aux relations entre les cultures.

 

LE MUSÉE ETHNOLOGIQUE
 
Adresse: Calle Cavellers, sans numéro.
 

Le musée possède une intéressante exposition des vêtements et des parures de luxe de la bourgeoisie de l'époque, ainsi que les habits et les instruments de travail. On peut aussi observer des exemples claires du développement urbain, commercial et social.

Son but est la diffusion de l'histoire pendant le XIXème siècle, moment où Denia a vécu un essor et un éclat spéciaux grâce au commerce du raisin sec. Le raisin sec, en tant que moteur économique de Denia, a été le mobile d'un grand développement urbain et de la création d'un milieu culturel et d'une société bourgeoise consolidée, qui a profité des progrès de l'époque: le train et le gas, entre autres. La culture de la vigne, le processus d'élaboration du raisin sec, le rôle du port et des magasins, les fluctuations et la culmination de sa commercialisation vers l'Angleterre, le Nord de l'Europe et l'Amérique, constituent le point important de cette proposition muséographique. Les images graphiques, les arts et d'autres manifestations, dont le bâtiment du musée est un bon exemple, décrivent une ville et des coutumes passées, même si elles se maintiennent présentes dans la mémoire.

 

LE MUSÉE DU JOUET
 
Adresse: Calle Calderón
 
Cette exposition permanente a été ouverte au public en mai 1999. Elle nous montre la production des jouets de Denia depuis ses débuts (1904) jusqu'à la décade des années 60.

La première entreprise de jouets de Denia, en 1904, fabriquait exclusivement des jouets en fer-blanc lythographiques, construits avec des machines et des modèles importés de l'Allemagne.

Dix ans après, une fabrique de jouets en bois est créée, des jouets en bois façonnés au tour, vernis, avec une finition exquise et décorés avec des appliques métalliques.

 

Dans les années 20, face au développement du jouet en métal, la production des jouets en bois grandit et devient, avec le temps, une caractéristique du jouet de Denia.

 

Le jouet des années 50 est, par excellence, le jouet en bois. Malgré la production, encore assainie, de tricycles, de vélos, de voitures à pédales ou de trottinettes, qui commencèrent à se fabriquer dans les premières décades du XXème siècle et malgré la luxueuse production de voitures à pédales, d'avions et de tartanes en métal, c'est le bois et les couleurs qui l'accompagnent qui sont l'empreinte la plus emblématique qui, pendant ces années, atteignent des cotes mémorables de popularité.

Parmi les motifs des jouets, les plus importants sont les bateaux à voile, les chariots tirés par des chevaux ou par l'indolent petit âne, les camions, etc. Les cuisines en bois, les jeux de quilles, les jeux d'anneaux, les fameux jeux de cowboys et d'indiens, sont une preuve de la richesse et la variété des jeux en bois de Denia.

 

L'ÉGLISE DE L'ASSOMPTION
 

C'est une église de style baroque modéré (XVIIIème siècle).

Elle s'élève dans le lieu où se trouvait l'ancien ermitage de Saint Roch, l'hôpital et certaines maisons. Elle a souffert des dommages importants pendant la Guerre du Français et la Guerre de l'Indépendance et elle a été reconstruite en 1939.

Son plan forme une croix latine inscrite dans un rectangle. De sa façade, il faut faire remarquer la niche vénérée, qui se trouve sur la porte de la chapelle du Roser, laquelle contient une statue de Saint Roch, de style moderne. A l'intérieur de l'église, les statues les plus importantes sont celles de la Vierge de l'Assomption (statue polychromée) et, à ses côtés, celles des saints Vicente Ferrer et Vicente Mártir, les deux patrons de Valence.

 


 

IGLESIA DE SAN ANTONIO (L'ÉGLISE DE SAINT ANTOINE)
 
 

Son état actuel correspond à la réhabilitation réalisée au XVIIIème siècle.

 

C'est un ensemble architectonique, formé par le Couvent de San Antonio de Padua, une fondation franciscaine du XVIème siècle, qui fut élevé quelques années plus tard (première moitié du XVIIème siècle) et la place, qui date du XVIIème siècle. Cet ensemble a souffert des dommages graves pendant la Guerre de Succession, ainsi que pendant la Guerre du Français et la Guerre Givile.

Le portail est de style dorique avec une niche vénérée, qui contient une statue moderne de San Antonio de Padua. Cette église a été construite selon un plan de croix latine, inscrite en rectangle, avec une nef et huit chapelles latérales. Le tracé est ordonné avec des piliers d'ordre dorique sur des piédestaux. Dans son intérieur, la pièce la plus importante est une grande croix émaillée avec des scènes de la bible, qui préside le maître-autel.

 

 

LE COUVENT ET L'ÉGLISE DE NOTRE-DAME DE LORETO (LORETTE) ET DES AUGUSTINES
 
 

Le Couvent est une fondation de soeurs augustines déchaussées de clôture (1604), même si récemment, il a été abandonné.

 

A l'époque où l'église Denia a été inaugurée, elle faisait partie d'un marquisat, celui du Marquis de Denia, M. Francisco Sandoval y Rojas, également Duc de Lerma et favori du Roi Philippe III. Le couvent a été inauguré avec la présence du Roi Philippe III, du Duc de Lerma, de personnalités de la haute noblesse, du clergé, etc.

 

L'ensemble architectonique est composé de l'église, du cloître et de l'aile méridionale du cloître.

 

On peut visiter la petite église, construite plus tard, en 1691, pendant les horaires des activités liturgiques.

 

L'extérieur de l'église est austère et modéré. Seuls deux portails cassent sa monotonie. Le portail principal se trouve dans la rue "San Narciso" et le portail latéral dans la rue de "Loreto". Elle a été dessinée selon un plan de croix latine inscrite dans un rectangle, avec des chapelles qui ne se communiquent pas entre elles et avec une grande croisée avec une coupole sur pendentifs. Elle est couverte d'une voûte en berceau avec des croissants et des chapelles avec des voûtes en hémicycle. Le tracé est constitué de piliers boriques, construits après l'année 1939.

 

Dans le maître-autel, on trouve le retable de la "Santísima Sangre" (le Très Saint Sang). Il y a aussi une statue contemporaine de la Vierge des Douleurs, taillée en bois au début de l'année 1941.

 

 

L'ÉGLISE DE L'APÔTRE SAINT MATTHIEU
 
 

L'Église est la première construction publique de la Xara. Sa construction a commencé en 1877 et a pris fin cinq ans après, en 1881.

 

La construction est à base de murs de soutènement extérieurs, de pierres calcaires unies avec mortier. A l'intérieur, l'espace est divisé en trois nefs, séparées par des piliers de grès, qui forment une série de beaux arcs qui soutiennent le toit en bâtière. A l'extérieur, dans la rue "Pilars", quatre contreforts font ressortir les lignes des piliers, qu'ils défendent.

 

La construction de l'Abbaye prend fin en 1902. Celle-ci a un portail et des fenêtres très intéressantes, une des meilleures oeuvres des maîtres tailleurs de pierre. Par la suite sont réalisées les oeuvres du clocher, inauguré en 1927.

 

Dans les années 50, l'église souffre une série de réformes, qui donnent lieu à l'aspect actuel de l'église. La construction de l'autel prend fin en 1955, on change le toit et on découvre les piliers et les arcs, qui étaient blanchis à la chaux, et qui sont maintenant de grès, car on a enlevé la chaux pour pouvoir montrer la beauté de la pierre tuf.


 

L'ERMITAGE DE SAINTE LUCIE
 

Localisation: il est situé dans la partie de "Santa Lucía" (Sainte Lucie) et on y a accès par le chemin de "Santa Lucía", ou bien par la déviation de la route de "Les Rotes".

Il s'agit d'un exemplaire d'édifices religieux gothiques, qui ont la topologie des édifices dits "de conquête" (XVème siècle).

C'est un édifice qui a une nef unique, avec un plan rectangulaire. L'espace intérieur est divisé en deux travées unies par un arc central en ogive.

La façade présente un portail d'accès d'ouvrage en pierres de taille avec un arc en plein cintre, un coin avec des ouvrages en pierre de taille, renforcé avec une plinthe, ainsi qu'un campanile chronologiquement postérieur.

L'intérieur de l'ermitage a été réhabilité plusieurs fois.

La statue de Sainte Lucie est assez récente.

Du patrimoine meuble plus ancien, on conserve un calice de la deuxième moitié du XVIIème siècle, qui présente dans la base l'image de Sainte Lucie.

Normalement, l'ermitage est fermé, sauf le jour de Sainte Lucie, à savoir, le 13 décembre. Ce jour-là, on célèbre un pèlerinage, ainsi que des actes religieux, etc.

 

 

L'ERMITAGE DE SAINT JEAN
 

C'est l'ermitage le plus important des ermitages dits "de conquête" situés dans le territoire municipal de Denia.

L'ermitage gothique proprement dit est le corps central de l'édifice actuel. Il présente une seule nef, avec un plan rectangulaire et un toit en bâtière, soutenu par deux arcs en ogive, de style gothique.

Le portail d'accès est formé par un arc en plein cintre et la façade principale est couronnée par un campanile.

La maison de l'ermite a actuellement la fonction de sacristie. Elle est adossée à l'édifice originaire et est le fruit d'une réforme de la maison primitive.

Quant à sa typologie, il fait partie du monde des ermitages de conquête, qui ont été construits du XIIIème au XVème siècle, même au XVIème siècle. Leur caractéristique la plus importante est que leur structure originaire n'est pas abîmée, mais on apporte des éléments qui les définissent et les enrichissent.


 

L'ERMITAGE DE SAINTE PAULE
 
 

Il est situé à l'ouest de Denia, à un kilomètre et demi de la ville, et il a donné le nom à la partie où il est situé.

Le modèle d'ermitage fait partie du groupe d'ermitages dits "de conquête", qui n'ont qu'une seule nef et des arcs en ogive, modèle qui va se maintenir jusqu'au XVIème siècle et qui disparaît avec l'arrivée de la Renaissance. Le modèle s'éloigne des exemples du XIIème siècle, on pourrait donc dire qu'il date plutôt de la première moitié du siècle.

C'est un édifice avec une seule nef, avec un plan rectangulaire, légèrement désencadré. A l'intérieur, deux arcs en ogive, presque en plein cintre, divisent l'étage en trois travées. Un banc adossé aux murs parcourt tout l'ermitage.


 

L'ERMITAGE ET LA PETITE MAISON DU PRÊTRE PERE
 
 

Il est lié à la vie et à l'oeuvre du vénérable habitant de Denia, le Frère Pedro Esteve (1583-1658).

La tradition constante des habitants de Denia, jamais démentie, assure que cet ermitage était la maison du Prêtre Pere et que, par conséquent, le vénérable Frère Pere Esteve l'a utilisé pour se réfugier pendant un certain temps. La petite maison est une sorte de cabane voûtée, tellement petite que pour y rentrer il faut beaucoup se baisser.

A côté de la maison s'élève l'Ermitage, construit au XXème siècle. Dans son intérieur, on trouve des scènes (sur des images de céramique) de la vie et de l'oeuvre du Frère Pedro Esteve.

 


 

L'ERMITAGE DE JÉSUS PAUVRE
 
 

L'ensemble est composé de deux édifices: le Couvent (XVIIIème siècle) et l'église (XVIIème siècle), tous deux construits à des époques différentes. Le premier est une propriété privée. Vu depuis dehors, l'ensemble forme un bloc homogène.

 

L'église a un plan rectangulaire, une seule nef et quatre travées, une voûte en plein cintre et des chapelles latérales non communiquées entre elles. La dernière travée est formée par le maître-autel. Le tracé intérieur est ordonné à base de piliers doriques, dont les chapiteaux suivent tous le même modèle.

 

La chapelle majeure (dernier quart du XVIIème siècle) a été construite après la nef de l'église et a un style totalement différent au reste du temple. Le presbytérium majeur est plutôt conçu comme une niche que comme une chapelle, il était destiné à garder la statue de Jésus Pauvre.

 

Des anciennes statues, on connaît seulement celle de Jésus Pauvre par photographie. Il s'agit d'une sculpture de petite taille qui représente le Christ gisant, et qui appartient au XVIIIème siècle.

 

Il y a quelques années, on a travaillé la statue actuelle en bois polychromé, elle a aussi une petite taille, comme la tradition l'indiquait.

 

L'origine du nom de ce district est la découverte de cette statue, découverte que fit le Prêtre Pere (le Frère Pedro Esteve). C'est une statue de Jésus gisant dans le sépulcre, à qui le prêtre, depuis ce même jour, dédia un autel dans la grotte où il habitait. Le Prêtre Pere appela cette petite statue "Jésus Pauvre".

 


LA MAIRIE
 

L'équilibre de sa façade est remarquable, grâce à six solides arcs en plein cintre et aux grandes fenêtres des deux étages supérieurs.

 

Dans sa façade et dans les escaliers d'accès à la rue "Hospital", on trouve les inscriptions romaines originaires du forum de Dianium.

 

 

"LES DRASSANES" (LES ANCIENS ARSENAUX)
 
 

L'intérieur de cet édifice apparaît actuellement modifié, car il est destiné à des usages privés et renferme un hôtel. L'aspect extérieur est par contre remarquable.

 

 

C'est un ancien bâtiment qui date du XVIème siècle, où l'on construisait des bateaux, et qui a été réhabilité au XVIIIème siècle.

 

Caractéristiques de l'édifice:

L'édifice a une forme rectangulaire et un toit de tuiles arabes à deux pentes.

 

LE GISEMENT DE "L´ALMADRAVA"
 

La zone du gisement de "L'Almadrava" où les fouilles ont été faites, correspond à une partie d'une maison de campagne romaine, plus précisément à une poterie. Même si l'on a aussi découvert une partie d'un édifice avec les caractéristiques propres d'une maison aristocratique, la plupart des dépendances visibles appartiennent à une poterie et permettent aussi de voir, en plus des zones de travail et des logements des ouvriers, généralement des esclaves, des grands porches où séchaient les pièces de poterie, des puits pour extraire l'eau nécessaire et les fours pour cuire les pièces. Cette poterie fabriquait surtout des tuiles et des amphores.

 

Les amphores pouvaient contenir du vin, de l'huile ou des salaisons qui, avec les céréales, correspondaient à 90% des poduits commercialisés. Les récipients étaient fabriqués pour le transport maritime et ils étaient jetables étant donné que, lorsqu'ils arrivaient au port, on transvasait leur contenu et on les jetaient.

 

 

 

LA TOUR DU "GERRO"
 

 

 

 

C'est une tour de guet de la Renaissance, qui faisait partie du système de surveillance côtière, développé pendant les XVIème et XVIIème siècles pour se défendre des pirates barbaresques.

 

Selon les documents historiques, il y a eu trois grandes tours dans la région, mais actuellement la seule conservée est la Tour du "Gerro", qui est une fortification de la Renaissance (XVIème siècle). C'est une des fortifications les plus originales de la côte. Elle a une forme circulaire et un corps troncoconique divisé en deux parties. Dans ses murs, on peut observer l'écusson d'armes de Charles V, sur lequel reposent trois consoles.

 

Son nom provient de son étrange forme qui ressemble à un "gerro" ou "pitxer" (jarre).

 

LES FÊTES PATRONALES DE LA "SANTISIMA SANGRE"
 

Le jour de la "Santísima Sangre" (le Très Saint Sang) est toujours célébré le deuxième mercredi après le jour de Saint Pierre. Ce sont les fêtes majeures de la ville et se célèbrent pendant sept jours en juillet, en commémoration de la fin d'une épidemie en 1633. Selon la tradition, le Prêtre Pere a soigné sa ville en distribuant du pain béni aux malades.

Le jour de la "Santísima Sangre", on célèbre une messe le matin , où l'on distribue du pain béni et, l'après-midi, on célèbre une procession avec des autorités. Une activité importante des fêtes est le spectacle de taureaux appelé "Bous a la Mar", spectacle déclaré fête d'intérêt touristique national. Ce spectacle a lieu dans des arènes mobiles situées au port. Il y a deux passes par jour, le premier le matin, qui est gratuit, et le deuxième l'après-midi. La fête des taureaux commence avec l'intention de faire tomber un taureau dans l'eau.

Une autre activité significative est le défilé des carrosses, où défilent toutes les commissions des fêtes, la Reine de la Fête et son Cortège d'Honneur. Il faut faire remarquer que les carrosses sont construites manuellement et artisanalement par les propres membres des commissions. C'est un défilé avec un grand coloris, qui attire beaucoup l'attention.

En outre, pendant cette semaine, on célèbre des concerts, des kermesses, des activités d'animation pour enfants, des concours sportifs et, à la fin de la fête, on lance des feux d'artifice dans la brise-lames du nord.

 

 

LE PARC NATUREL DU "MONTGÓ"
 

 

 

Il se trouve au nord-ouest du territoire municipal, à une altitude de 758 m. et il a une étendue de 2.150 ha. C'est le deuxième sommet de la Méditerranée quant à sa proximité à la mer.

Il a été déclaré Parc Naturel le 16 mars 1987, grâce à ses valeurs paysagistes, sa flore et sa faune. Il comprend les territoires municipaux de Jávea-Xŕbia et de Denia. Le versant qui correspond à Jávea présente des falaises, où s'ouvrent différentes grottes, qui ont servi de réfuge aux anciens habitants.

Les nombreux vestiges archéologiques, ainsi que son énorme richesse biologique, ont déterminé la préservation de cet espace.

Il y a un sentier qui arrive jusqu'à la "Cova del Montgó" (Grotte du Montgó), depuis où l'on divise la vallée de Sant Bertomeu et les montagnes proches.

Le "Montgó" s'unit avec la plaine "Les Planes", qui descend jusqu'au cap de San Antonio. Lorsqu'il fait beau, on divise depuis le sommet les îles Baléares dans l'horizon marin. Dans le parc, on trouve plus de 600 espèces végétales. Parmi celles-ci, les plus importantes sont la chênaie, une variété de lavande rouge, le fenouil marin, la violette valencienne, la scabieuse rupestre, la sabine noire ou le palmier nain.

 

Quant à la faune, on peut observer des oiseaux, tels que la mouette à pattes jaunes ou la mouette d'audouin, ainsi que différents corvidés et rapaces, comme par exemple l'aigle perdrix, un couple d'hiboux royals, la crécerelle populaire et le faucon voyageur. Il y a aussi des reptiles, des amphibiens et des mammifères, à savoir, le loir, le lapin, le blaireau, la genette, etc.

 

Il est conseillé de suivre les sentiers de petit parcours ou l'itinéraire vert. Tous ces itinéraires sont signalisés et présentent des difficultés qui varient d'une difficulté moyenne à basse.

 

Vous pourrez aussi découvrir des grottes comme la "Cova de l'Aigua" (Grotte de l'Eau) ou la "Cova del Camell" (Grotte du Chameau), vous pourrez atteindre le sommet du Montgó, où les vues sont impressionnantes et où vous sentirez la nature très près, avec au fond, la mer.

 

LA RÉSERVE MARINE DU CAP DE SAN ANTONIO
 

 

 

Vous pourrez y trouver, entre autres, des communautés coralliennes ou des algues calcaires et faire de la plongée dans des grottes et des crevasses, comme par exemple la célèbre grotte "Cova Tallá". Vous pourrez même photographier des éponges, des cigales de mer, des mérous, des murènes, des corbeaux de mer, des sargues, etc. Il y a une infinité d'itinéraires possibles dans une seule enclave naturelle.

 

La Réserve Marine est une zone d'usage restreint, où la navégation n'est pas interdite, mais où la vitesse maximale est de 3 noeuds. Par contre, le mouillage de bateaux est interdite , comme l'est aussi la pêche sportive et professionnelle, la récolte d'organismes marins et les sports nautiques avec des bateaux à moteur.

 

La pratique de la plongée dans la Réserve Marine est contrôlée et limitée. Il est obligatoire d'avoir une permission préalable, qu'on peut directement solliciter à l'Office de Tourisme de Denia.

 

La Réserve marine est située entre la pointe la plus à l'est du cap de San Antonio et le méridien 00ş08,10’E, qui passe par la pointe de San Nicolás. Elle comprend donc toutes les cales rocheuses et le cap de San Antonio, jusqu'à la pointe la plus à l'est de ce cap.