Alcoy

L'EGLISE DE SAINTE MARIE
 
Adresse: Verge Maria, 32.

Eglise construite au XVIIIème siècle et réformée au XIXème et au XXème siècles. Elle a un portail baroque valencien. De l'ancien couvent de Saint Augustin, on conserve seulement le cloître, transformé de nos jours en grande place. L'hôtel de ville, construit au XIXème siècle, se trouve tout près et dans son intérieur on peut admirer une exposition picturale d'artistes locaux.
L'EGLISE DE SAINT GEORGES
 
Adresse: calle Santo Tomás.

L'EGLISE DE SAINT GEORGES

" ... Et c'est là qu'ils essayèrent de le nommer Patron, puis ils décidèrent de lui construire dans le même endroit où il apparut une Eglise, et célébrèrent une Fête en son honneur ce même jour, toutes les années le 23 avril... "

Célèbre Centurie. Vicente Carbonell 1668.

                                   

 

            Ce fait identifie la ville d'Alcoy à Saint Georges, à la suite des événements survenus le 23 avril 1276, pendant lesquels le martyr de "Capadocia" intercède en faveur des habitants d'Alcoy dans la bataille que la ville livrait contre le chef arabe Al-Azraq. Le culte au Saint commence précisément dans la date des événements, origines de nos fêtes de "Moros y Cristianos" (Maures et Chrétiens).

On ne peut pas préciser exactement la date de la première église construite en l'honneur du Saint Patron, mais il y a des documents qui témoignent de son existence en 1317. Tout au long des siècles, elle souffre des réparations et des changements mais son emplacement a toujours été le même, celui qu'elle occupe aujourd'hui et qu'on appelle "Portal de San Marcos " (Portail de Saint Marc).    

 

La sous-prieure de Saint Georges est créée entre 1901 et 1904 et elle est occupée par M. Leonardo Pérez Ferrándiz. C'est dans cette période que le temple semble tomber en ruines et où l'on pense à la possibilité de l'abattre totalement et d'en construire un nouveau. Le 20 juin 1913, l'archevêque de Valence autorise sa démolition et on crée une commission pour sa nouvelle construction, formée par des hommes importants de l'art et de la culture, parmi eux, Fernando Cabrera Cantó, qui était alors Conseiller Artistique de l'Association de "Sant Jordi" et les architectes Timoteo Briet Montagud et Vicente Pascual Pastor. En 1921, l'église flambant neuve est bénie après que le peintre Fernando Cabrera Cantó ait fini la toile posée sur le mur du presbytérium.

             

 

L'EDIFICE

 

De style néo-romantique et flanquée de deux tours, la façade principale est située dans la rue "Santo Tomás" et elle représente symboliquement la porte de la ville divine de Jérusalem. Ces tours proviennent de sa partie inférieure, de la plinthe complètement lisse. La partie centrale est composée de deux niveaux de fenêtres et la partie supérieure d'une fenêtre avec des archivoltes très prononcées, qui laissent entrevoir des petits arcs décoratifs qui sont le point intermédiaire pour l'emplacement de trois baies vitrées finales et la toiture de la tour avec une espèce de corniche.

Le corps central de la façade se divise horizontalement en deux parties. La partie inférieure est composée par une entrée avec une espèce de baldaquin qui ressort du mur et la deuxième partie est composée par trois baies vitrées unies par des petites colonnes. Ces fenêtres renferment des vitraux. La première baie vitrée est un arc en plein cintre qui reproduit l'image équestre de Saint Georges. Des deux côtés on trouve deux vitraux, aussi en plein cintre, qui reproduisent le Drapeau et l'écusson de la ville d'Alcoy.

Cinq baies configurent la façade principale. Des deux dernières, celle de gauche reproduit un ciboire avec deux bâtons de bois qui fait référence au "Petit Jésus du Miracle" et celle de droite montre une référence symbolique du Saint, la croix, l'épée et la palme du martyre.

Ce qui ressort de la façade latérale qui donne sur la rue de "San Blas", ce sont ses baies vitrées du premier étage qui reproduisent l'écusson de l'Association de "Sant Jordi" et le visage de Mossén Torregrosa -prêtre qui incita les habitants d'Alcoy à se battre contre le chef arabe-, ainsi que des esquisses de Rafael Guarinos, et la plaquette qui rappelle l'emplacement de l'ancien Portail de Saint Marc, lieu où selon la tradition les habitants d'Alcoy virent Saint Georges le 23 avril 1276, ce qui leur aida à vaincre Al-Azraq.

 

                                   

           

           

 

 

                                   

 

LE TEMPLE (son intérieur)

 

Son allure, ainsi que l'intérieur du monument, ont des réminiscences byzantines, son style est donc néo-byzantin. L'entrée principale sert de hall d'entrée, elle est formée par un narthex rectangulaire et ouvre la voie à l'étage principal qui a une forme carrée où l'on aperçoit une croix grecque inscrite qui finit en trois absides. Il y a des colonnes qui sortent de la plinthe et qui ont une fonction ornementale, en plus de soutenir la coupole.

Depuis l'entrée, on peut observer une grande toiture déprimée, qui est la base qui soutient le choeur, où se trouve l'orgue. Cet orgue a des caractéristiques très spéciales et il a été construit par Gabriel Blancafort. Il a trois corps différents: le corps, l'orgue majeur et le pédalier, et aussi deux claviers manuels de 58 notes et plusieurs extensions avec ses pédaliers, registres et accouplements. Il a été inauguré le 20 avril 1984 pour commémorer le premier centenaire de la Musique de la Fête d'Alcoy.

 

 

Dans le côté gauche s'exalte l'image de la Vierge Marie avec le Petit Jésus, et dans le côté droit, on observe un vitrail de Saint Georges de Donatello, esquisse de Rigoberto Soler Pérez.

La coupole est soutenue par des trompes avec une décoration géométrique. Elle est précédée par un tambour de huit baies vitrées couvertes avec des vitraux qui représentent les saints liés à Alcoy: l'Immaculée Conception, Saint Georges Enfant, Saint Maur, Saint Roch, Saint Michel, le Petit Jésus du Miracle, la Vierge des Iris et Saint Grégoire de Ostia.

Dans la partie centrale du temple et dans chacun des deux côtés, on trouve deux vitraux en plein cintre décorés avec une plinthe de style byzantin et qui représentent les écussons d'Alcoy et d'Aragon, dessinés par l'architecte d'Alcoy Roque Monllo Boronat. Dans sa partie centrale sont représentés les quatre évangélistes et au milieu, on peut admirer Jésus qui bénit (Pantocrator), les peintures étant de Fernando Cabrera Gisbert.

La statue équestre de Saint Georges a été placée dans le bras du côté gauche, c'est un ensemble sculptural polychromé qui a un poids de plus de 700 kg. C'est une oeuvre du sculpteur valencien Enrique Galarza realisée en 1940. Dans le coin, on trouve le reliquaire, de style néo-gothique. C'est un véritable trésor qui garde dans son intérieur la relique de Saint Georges, deux phalanges d'un doigt de sa main.

L'abside centrale est la partie la plus importante de l'église et elle ressort par rapport au reste. Trois échelons, qui symbolisent le Père, le Fils et le Saint-Esprit, la séparent de l'endroit où les fidèles se réunissent. A ses pieds, on trouve la tombe du pénitant piémontais Casimir Barello Morello, décédé à Alcoy en 1884. En face, on peut observer la toile sensationnelle qui représente la bataille que les habitants d'Alcoy livrèrent en 1276, telle que le génial peintre Fernando Cabrera Cantó se l'est imaginée. Devant celle-ci et au milieu ressortent deux anges faits en gypse car ceux de marbre furent détruits en 1936, l'oeuvre étant du sculpteur d'Alcoy Lorenzo Ridaura. Les deux anges soutiennent les marches où s'élève la statue de Saint Georges Enfant, connue par les habitants d'Alcoy sous le nom de "El Xicotet" ("Le Petit"), sculpture polychromée de l'école valencienne. L'abside principale est complétée par un arc avec des symboles qui font référence aux fêtes des Maures et Chrétiens, que notre ville célèbre chaque 22, 23 et 24 avril.

Dans le coin du côté droit, on trouve une porte qui donne accès à la sacristie, sur laquelle se trouve un petit vitrail qui nous rappelle la noblesse de Mossén Torregrossa, esquisse de l'artiste d'Alcoy Rafael Guarinos.

La troisième abside est une porte par où l'on sort à la rue de "San Blas". On l'utilise seulement pour rentrer et sortir la statue de Saint Georges équestre chaque 23 avril dans la Procession Générale que la ville d'Alcoy dédie à son patron primaire Saint Georges.

 

 

 


CASALS DE SANTO JORDI
 
Adresse: Sant Miquel, 62.

Horaire: ouvert du mardi au vendredi, de 11h00 à 13h00 et de 17h30 à 19h30

Les samedis, dimanches et jours fériés, ouvert de 10h30 à 14h00.

 

-En plein centre de la vieille ville, dans la rue de "San Miguel", s'élève un bâtiment beau et élégant connu sous le nom de "casa Merita". Les origines de la construction de cet édifice datent de la fin du XVIIème siècle, mais c'est la famille des Jordá qui lui donne la structure et l'éclat qu'il conserve encore, et dont les armes blasonnent le linteau de l'entrée.

-Installé dans une grande maison élégante (XVIIIème siècle) où l'Association de "San Jorge" (Saint Georges) a son siège depuis l'année 1961. Le bâtiment a connu une réhabilitation importante (1993), surtout dans son étage supérieur, où est exposée une collection complète qui recueille différents aspects de la fête des Maures et Chrétiens d'Alcoy, et qui inclut des sections de photothèque, de pinacothèque (iconographie de Saint Georges), de vêtements pour la fête, d'ensemble d'affiches, de bibliothèque, etc.

-

Le "Museo de la Festa" ("Musée de la Fête") est un véritable sanctuaire, où l'on conserve et expose le patrimoine matériel et sentimental de la Fête des Maures et Chrétiens d'Alcoy. Si on le contemple attentivement, on pourra connaître les différents aspects et éléments qui interviennent dans cette fête d'Alcoy, distribués dans les salles et sections suivantes:

             

SALLE I: Son devoir est d'être l'élément introducteur. Une sélection de peintures et de dessins qui nous montre différents aspects de la Fête est exposée. Une vitrine montre un exemple des dessins des différents grades des fêtes (le Capitaine et le Porte--Drapeau -des deux bandes- et le "San Jordiet" -Saint Georges Enfant-). Une autre vitrine nous permet d'observer les vingt-huit dessins ou costumes des "Filaes" ou cortèges d'Alcoy, qui habillent des petites poupées, chacune avec un écriteau où l'on peut lire le nom et l'année de fondation de chaque groupe.

 

 

L'iconographie de Saint Georges, en honneur de qui on célèbre la Fête, occupe une place importante dans la salle. Dans d'autres vitrines, on nous montre des collections d'armes blanches, des anciens programmes et magazines, des médailles et des sceaux allusifs à la Fête et à Saint Georges, ainsi qu'une arquebuse et une espingole comme celles qu'on utilise pendant l'acte de l' "Alardo" ou bataille. Cette salle expose en outre le fond documentaire de la concession du titre pontifical du Marquis de Saint Georges à M. Miguel Payá Pérez, dont a fait don récemment son petit-fils M. Miguel Payá Catalá.

 

SALLE II: Elle est totalement dédiée aux costumes que porte le personnage principal de la Fête: le "San Jordiet" (Saint Georges Enfant). Dans deux vitrines, on expose l'évolution des habits de ce personnage pendant les derniers soixante ans. Dans un des murs de la salle, sont suspendues huit peintures et grès cérame, oeuvres d'artistes d'Alcoy, qui montrent les tendances actuelles et l'opinion qu'ont nos artistes contemporains de l'image de Saint Georges.

 

-

Dans la vieille ville d'Alcoy, dans l'ancienne rue de Sant Miquel, on trouve un bel édifice imposant connu sous le nom de "casa Merita". Les origines de la construction de ce bâtiment se remontent à la fin du XVIIème siècle, mais c'est la famille des Jordá qui lui donne sa structure et sa splendeur, aujourd'hui encore conservées, et dont les armes blasonnent le linteau de l'entrée.

L'immeuble, siège de l'association de "Sant Jordi", fut acquis en 1954, et après une restauration dirigée par l'architecte Roque Monllor, il fut inauguré publiquement en avril 1961, avec le nom de "Casal de Sant Jordi".

 

La construction répond au modèle traditionnel de la maison noble d'Alcoy. On a employé des ouvrages en pierre de taille équerrés en pierre de calcaire du pays et des balcons de fer forgé dans sa façade. L'entrée est spacieuse et donne accès aux escaliers avec une main courante baroque taillée en bois avec des motifs d'animaux et héraldiques, à travers lesquels on arrive aux salons supérieurs, qui conservent sa distribution originaire et son ornemental pavement de revêtement de carreaux de faïence des années 700, de style valencien.  

 

Une plaque de marbre, située dans l'escalier qui conduit au Musée, rappelle la visite de L.L.M.M. les rois d'Espagne Juan Carlos I et Sofía, en décembre 1976.

 

En plus des services propres de l'entité, tels que le secrétariat, la salle de réunions, le magasin de confection, le logement du concierge, etc., le "Casal de Sant Jordi" contient son Musée de la Fête qui, comme le reste des dépendances, a été agrandi -lors de l'achat de la maison d'à côté- en 1976, à l'occasion de la commémoration à Alcoy du VIIème Centenaire du patronage de Saint Georges.

 

Le Musée de la Fête se situe actuellement au deuxième étage du "Casal de Sant Jordi", depuis la fin des travaux de réhabilitation et d'aménagement realisés entre 1992 et 1993. Il occupe une superficie construite de 700 m2 et une superficie utile de 540 m2. Cette nouvelle étape du Musée de la Fête a été bénie et inaugurée le 21 avril 1993. Le "Casal de Sant Jordi" devenait à nouveau un lieu de visite obligée pour tous les visiteurs qui désirent connaître cette offre culturelle de notre ville.

-Il se trouve installé dans une grande maison restaurée du XVIIIème siècle. C'est aussi ici qu'a son siège l'Association de Saint Georges, chargée de s'occuper de tout ce qui a à voir avec le monde de la fête. Il y a une exposition avec une complète collection de tout ce qui est relatif au monde de la fête, comme par exemple des photos, des affiches, des cadres, des icônes, une bibliothèque complète et une grande collection des costumes de fête qui ont été recueillis pendant presque 100 ans, étant donné qu'il y a des costumes du début du XXème siècle.

 

 

LA VILLE DES PONTS
 

 

-

Le premier pont construit est le pont de Christine (puente de Cristina) en 1838. Le dernier pont construit à Alcoy est le pont de Fernando Reig (1987) qui conduit à Alicante. Le pont de Christine permet de traverser la rivière Barxell ou Riquer, au bord duquel on conserve des industries centenaires, qui maintiennent dréssées ses cheminées manufacturières. De l'autre côté du pont de Christine, on trouve la promenade de Cervantes, zone dédiée au célèbre écrivain par les habitants d'Alcoy en 1905.

        

Le tour des ponts continue par la rue "Alzamora" qui finit juste à l'entrée du deuxième des ponts, celui de Saint Roch (San Roque) (1862), dont la partie droite est flanquée par le bâtiment qui fut autrefois l'entreprise "Hidroeléctrica Española" ("Hydroélectrique Espagnole") (1910), d'ouvrages en pierre de taille et d'influence moderne. Le pont de Saint Roch correspond aussi au XIXème siècle, époque où l'industrie locale et l'économie d'Alcoy ont connu sa plus grande floraison et époque où l'on construisait avec des pierres extraites de carrières locales. Le pont de Saint Roch permet de voir, au fond, le ruisseau du "Barranquet de Soler" qui, en direction du centre de la ville, grossit le débit de la rivière Barxell. Comme l'indiquait le projet d'Eduardo Miera, le pont a trois arcs en plein cintre, de huit mètres, et son hauteur maximum est de 20,5 mètres.

 

En sortant de ce deuxième pont et en passant en face de l'Eglise de Saint Roch et Saint Sébastien, on arrive à l'avenue de "l'Alameda", qui est actuellement la zone commerciale la plus bruyante et active de la ville. Dans cette avenue, on trouve deux petits palais, au numéro 4 est situé celui de "Vicens" ou de La Perle (1923), de style Renaissance, juste en face du collège de Saint Roch, et celui de "Carlos Pérez", dans l'intersection de l'avenue de "l'Alameda" et l'avenue du Pont de Saint Georges.

 

Si nous continuons notre tour des ponts en allant en direction du Nord -vers Valencia-, nous arriverons au pont de la "Pechina" (1863) qui surmonte la rivière Benisaidó. Il est fait de cinq arcs en plein cintre et son hauteur maximale est de 28,6 mètres. De l'autre côté, on trouve ce qui fut un jour l'Abattoir Municipal (1911), avec des réminiscences esthétiques modernes.

       

         

Si, au contraire, nous marchons en direction du centre de la ville, nous passerons devant l'hôtel "Reconquista", dont la façade est protégée par une gigantesque fresque murale métallique, oeuvre signée par le sculpteur José Gonzalvo. Ensuite s'étend le pont de Saint Georges, qui est sûrement le pont qui identifie le plus la ville d'Alcoy. Inauguré en 1931, il s'élève sur la rivière Riquer qui, avec la rivière Molinar, fait naître le fleuve Serpis qui débouche à Gandía. Le pont de Saint Georges a été toute une révolution urbaine pour Alcoy, car il a supposé le développement de la zone de "l'Ensanche" ("l'Expansion") -que nous venons de quitter-, une nouvelle zone urbaine qui a permis dans le premier tiers du XXème siècle de croître au-delà des limites traditionnelles. Le pont de Saint Georges est le pont le plus monumental de tous ceux qui composent le paysage urbain d'Alcoy et atteint jusqu'à 42 mètres dans sa cote d'hauteur la plus élevée. Des deux côtés du pont, on peut encore observer ce qui fut autrefois la ville d'Alcoy, surtout du côté gauche, où, postée dans le dénivellement de la vallée, on trouve la Tour médiévale "Na Valora", point fort des murailles qui entouraient la ville au XIIIème siècle.

 

Après avoir traversé le pont de Saint Georges, on arrive à la rue "Santo Tomás", où est située l'église de Saint Georges, temple dédié au patron d'Alcoy et dont la visite est recommandée, car c'est l'épicentre spirituel des fameuses fêtes des Maures et Chrétiens.

Il reste peu de mètres pour atteindre le point de départ, c'est-à-dire la "plaza de España" ("place d'Espagne"). Depuis là, on peut encore visiter le dernier des ponts urbains: le viaduc de "Canalejas". Inauguré en 1907, il a reçu ce nom à cause du diputé des Courts pour le district d'Alcoy, José Canalejas Méndez. Il a une longueur de 200 mètres, longueur dans laquelle ont été employées 325 tonnes d'acier qui reposent sur trois piles et deux butées qui élèvent l'ensemble jusqu'à une hauteur maximale de 54 mètres sur la rivière Molinar.

-

Alcoy est connue comme la ville des ponts. Son orographie particulière, sillonnée par des ravins, a conditionné le paysage urbain et les différents nouveaux quartiers, ce qui a obligé à construire les ponts auparavant cités.

 

A part les petits ponts qui formaient l'ancien réseau routier (Pont de Penàguila, Pont de Cocentaina et l'ancien Pont de Saint Roch), lesquels datent du XVIIème et XVIIIème siècles, il existe d'autres ponts plus petits édifiés pour permettre l'accès aux industries établies au bord de la rivière Riquer.

 

Mais c'est à partir du premier tiers du XIXème siècle que les premiers travaux civils qui permettront l'agrandissement d'Alcoy sont réalisés, grâce à la construction du pont de Christine (1828-1838). Quelques années plus tard, et dû au nouveau tracé de la route Alicante-Valencia, le pont de Saint Roch est édifié (1862) et aussi celui de "La Petxina" (1863).

 

Une autre des constructions emblématiques de la ville est le viaduc de "Canalejas" (1901-1907), qui communique le centre historique de la ville avec le quartier du Tossal, et dont la structure métallique a été une innovation technique.

 

Le besoin de communiquer le centre avec la zone de l'expansion a conseillé le tracé et l'édification du pont de Saint Georges (1925-1928), inauguré le 16 mars 1931. Le ponton du Terrer date de la même époque et dans sa construction, comme dans celle du pont antérieur, on a employé du béton armé.

 

La dernière grande oeuvre civile, réalisée lors du dédoublement de la route N-340 à son passage par Alcoy, est le pont de Fernando Reig, inauguré le 27 avril 1987.


LE MUSEE ARCHEOLOGIQUE
 
  • Adresse: Placeta del Carbó, sans numéro

Horaire: ouvert du lundi au vendredi, de 9h00 à 14h00.

Les samedis, dimanches et jours fériés, ouvert de 10h30 à 13h30.

(Sauf pendant les mois de juillet à septembre.)

 

-

Il se trouve dans l'édifice de l'ancienne "Casa de la Villa" ("la Maison de la Ville"), de style Renaissance (XVIème siècle) et il a été déclaré Monument d'Intérêt Artistique National. C'est pendant l'année 1945 que ce Musée Municipal a été inauguré, grâce à l'apport des collections de Camilo Visedo Moltó. Il a récemment été complètement réhabilité intérieurement, et son intérieur montre une exposition organisée par ambiances culturelles qui vont depuis l'ère paléolithique jusqu'au Moyen-Âge, et qui se distingue par un ensemble de céramiques de l'ère néolithique, la collection de plombs avec écriture ibérique et les terres cuites votives de la Serreta.

 

-

Un des édifices les plus notoires qui se conserve dans le noyau historique d'Alcoy est sans doute l'ancienne "Casa de la Villa" que nous trouvons dans la petite place du "Carbó".

 

Ce bâtiment a deux ailes qui, même si elles présentent une certaine uniformité, ont de notables différences. Dans celle de gauche, sûrement antérieure à l'installation du Conseil, nous trouvons la porte avec un arc et la façade de pierre de taille, sur laquelle s'ouvrent deux fenêtres. L'aile droite, construite en 1572, présente dans le rez-de-chaussée une "loggia" qui sert d'espace public, formée par cinq arcs classicistes soutenus par des grosses colonnes toscanes, et un autre arc ouvert sur le côté qui donne à la rue "Virgen María". Dans l'étage noble s'ouvrent trois balcons, l'écusson de la ville (avec la couronne mutilée) et une montre solaire.

 

L'édifice a été destiné à différents usages municipaux depuis l'année 1835, année où il laissa d'être le siège de la Mairie.

-Situé dans le bâtiment de l'ancienne mairie, de style Renaissance (XVIème siècle) et soumis à une récente réforme, il montre une exposition qui va de l'ère paléolithique jusqu'au Moyen-Âge. De son contenu, on peut faire remarquer un ensemble de céramiques de l'ère néolithique, la célèbre collection de plombs de la Serreta, qui constituent un des plus grands fragments connus avec écriture ibérique et aussi les ex-voto trouvés dans la Serreta.

 


LE MUSEE PAROISSIAL DE SAINT MAUR ET SAINT FRANÇOIS

 
Adresse: Plaza de Ramón y Cajal, 6

-Situé dans une des dépendances annexes à l'église, ce musée garde une collection singulière d'art religieux, parmi laquelle il faut faire remarquer une section de peinture de dévotion, des ornements liturgiques, des statues et des objets relatifs au culte. Dans le temple, on conserve aussi des peintures de Francisco Laporta.

-

Oeuvres principales de la collection d'art religieux exposées dans le musée:

 

    Pièces et retable céramiques (XVIIème et XVIIIème siècles).

    Lignum Crucis (XVème siècle).

    Retable de Pardines (XVIème siècle).

    Broderies (XVIème à XIXème siècles).

    Peintures sur bois de Francisco Ribalta (XVIIIème siècle).

    Peinture de Segrelles.

    Orfèvrerie religieuse (XVème, XVIème, XVIIIème siècles et moderne).

    Collection de Reliquaires.

    Sculptures, sculptures sur bois et peintures sur bois anonymes (XVème à XVIIème siècles).

    Toiles de l'école baroque valencienne (XVIIIème siècle).

 

PARAGES NATURELS
 
 
-

Alcoy et ses alentours offrent une infinité de possibilités pour faire des activités et des sports de montagne, comme par exemple la randonnée pédestre, l'escalade, la spéléologie, etc., grâce à la proximité de ses sierras (Mariola, le Carrascal, la Serreta) et l'existence de profonds ravins (Barranc del Cint, les Canalons, ...).

 

 

 

Parmi les parages les plus attrayants que nous pouvons visiter dans la sierra de Mariola, la municipalité d'Agres (à 20 km. d'Alcoy) est sans doute celle qui offre les plus grandes possibilités et des excursions intéressantes (les caves de neige ou anciennes glacières, le Sanctuaire de la "Mare de Déu de Castell", les sources, etc.) et qui en outre compte avec une insfrastructure et une tradition dans la pratique du tourisme intérieur.

 

 

 

A 11km. à l'ouest de la ville se trouve le parage de "Font Roja" ("Source Rouge") , dans le mont de "Carrascal", qui actuellement est un parc naturel où ont été localisées des espèces autochtones de végétation, comme des chênes de petite taille, des frênes, des ifs, des érables et des chênes valenciens ou "gal·lers". Non seulement les eaux fraîches de sa source sont attrayantes, mais aussi les zones de loisirs ("paelleros"), les excursions qui peuvent se réaliser au sommet du Menejador (1.352 m. d'altitude), aux caves ou anciens puits qui servaient à accumuler la neige, etc. Les vues qui dominent la vallée d'Alcoy conseillent de visiter ce paysage, où vous trouverez aussi le sanctuaire dédié à l'Immaculée Conception, sous l'invocation de la Vierge des Iris, en souvenir d'un événement miraculeux qui eut lieu le 21 août 1653, lorsqu'on trouva l'image de la Vierge imprimée sur les bulbes d'iris sauvages.

 

L'Ermitage de SantAntoni, situé dans une des extrémités du parc naturel, a une zone récréative.

Un autre parage parfait pour faire des excursions est celui du ravin "Barranc del Cint", en pleine Sierra de Mariola, et qui présente des itinéraires vers l'Ermitage de "Sant Cristòfol", le "Preventori", les "Baradellos", etc. La"Font del Molinar" et le "Barranc" par où coulent ses eaux, conservent d'anciens bâtiments industriels, où l'on trouve encore les restes de roues hydrauliques.

 

La rivière Barxell conserve des coins d'une beauté singulière, comme celui des "Canalons" ou le "Racó de Sant Bonaventura".

-

Depuis la ville, on peut arriver en voiture jusqu'au sanctuaire de la Vierge des Iris, situé en plein parc naturel depuis 1987. Peu de mètres après la salle omnisports Francisco Laporta, il y a une déviation qui mène jusqu'à l'ermitage de Sant Antoni, où l'on a aménagé et équipé une zone de loisirs pour pouvoir profiter du milieu naturel avec une certaine commodité. Il existe la possibilité d'y arriver en voiture.

 

 

Les pins et les chênes de petite taille se mélangent à d'autres espèces à feuilles caduques, à l'abri desquels vivent d'autres espèces botaniques, une notable représentation de mammifères et plus de cent espèces différentes d'oiseaux. La route continue et laisse à gauche celle qui mène à Sant Antoni, jusqu'à la zone du sanctuaire où se trouve la zone de loisirs la plus populaire et visitée du parc.

 

 

A partir de ce point commence la montée jusqu'au Menejador, le sommet le plus haut du parc. Dans le premier kilomètre et demi se trouvent le "Pla de la Mina" et le "Pla des Galers". Le chemin continue jusqu'à ce qu'on arrive au mirador, point d'observation pour contempler une bonne partie du massif du parc naturel et des montagnes des alentours. Après avoir parcouru environ trois kilomètres et demi, on arrive au "Mas de Tetuan", c'est-à-dire aux restes de ce qui fut une construction typique dédiée à l'exploitation agraire et d'élevage de montagne. La structure et les principaux éléments sont encore conservés.

 

 

Un kilomètre plus loin se trouve la cave "Cava de Coloma", puits de neige qui était autrefois utilisé pour accumuler de la neige et faire du commerce avec la glace. A peine deux kilomètres plus loin, on trouve le Menejador, où finit la piste forestière, sur le sommet de laquelle on trouve un point d'observation pour la surveillance du parc naturel. Le trésor faunique du parc, qui a environ 2.500 hectares, est le couple d'aigles "perdrix" qui nidifie dans un des lieux les plus inaccessibles du parage.


CASA DEL PAVO (LA MAISON DU DINDON)
 
Adresse: Calle San Nicolás nº 13-15
Si depuis la place d'Espagne on monte la rue "San Nicolás", aux numéros 13 et 15 on trouvera la maison nommée "Casa del Pavo" ("Maison du Dindon"). Sa façade brille par ses travaux de forge dans les miradors et les balcons, ainsi que par le dindon qui parachève les linteaux de ses portes.

 

L'EDIFICE CAM MONTE DE PIEDAD
 
Adresse: Calle San Nicolás nº19

-A peine quelques mètres plus haut, au numéro 19, on trouve le Cercle Industriel, l'authentique club social de la bourgeoisie du siècle antérieur. Son intérieur est remarquable, grâce notamment à la Bibliothèque et à l'immense Salon Rond.

-Construit au début du XXème siècle, le siège central de la " Caja de Ahorros del Mediterráneo" ("Caisse d'Epargne de la Méditerranée") (CAM) occupe l'ancien "Monte de Piedad y Caja de Ahorros de Alcoy" ("Mont de Pitié et Caisse d'Epargne d'Alcoy"), le siège financier le plus important de l'époque, signe de la floraison économique locale. Son imposante entrée est un des exemples de son intéressante architecture.

 

LE CONSERVATOIRE
 
Adresse: Calle Joan Cantó nº2

 

-Très près, on trouve le Conservatoire de Musique et de Danse Juan Cantó, une autre preuve moderniste qui fut autrefois une maison et qui actuellement accomplit une fonction enseignante et culturelle. Dans son intérieur, on conserve de nombreux détails de ce style décoratif particulier.

 

LE PETIT PALAIS D' ALBORS
 
Adresse: Plaza de España, 21
A peu de mètres se trouve le Petit Palais d'Albors, construit dans le dernier quart du XIXème siècle.

 

AITEX EDIFICE BAMBU
 
Adresse: Avenida País Valenciánº26-30

-Si on sort par la rue Bambú, nous trouverons l'avenue "Avenida del País Valencià", où se trouve le Centre Culturel, autrefois Banque d'Espagne. Dans cette même avenue, aux numéros 26 et 30, on pourra à nouveau admirer certaines preuves inspirées dans l'architecture moderniste.

-

L'édifice a été construit au début des années 1930. En 1934, il fut le siège de l'entreprise "Papeleras Reunidas S.A.", qui arriva à employer 800 ouvriers. Actuellement, c'est le siège de l'Institut Technologique Textile AITEX, le Centre Européen d'Entreprises et Innovation (CEEI) et l'Ecole d'Art d'Alcoy.

 

 

 

 

LA VILLE INDUSTRIELLE

La vieille ville d'Alcoy est une preuve de l'héritage du mouvement urbain qui se développa pendant la deuxième moitié du XIXème siècle et au début du XXème siècle. Même si ses rues sont conditionnées par des comportements antérieurs, l'acpect actuel provient directement de cette ville pionnière de la révolution industrielle espagnole. Des industries, des quartiers d'ouvriers et des maisons de bourgeois ont convécu serrés entre les vallées et les rivières.

 

Depuis le pont de Saint Georges (1925-1931), on peut apprécier l'aspect bigarré des quartiers traditionnels les plus populaires. Si on se promène par ses rues, on découvrira les ajouts successifs qui se faisaient dans les maisons lors d'agrandissements qui étaient nécessaires pour une ville dont la population augmentait à mesure que l'activité industrielle croissait.

 

Si vous vous promenez par les rues de la vieille ville, vous pourrez observer différents détails pendant l'itinéraire. Des rues comme celle de "Santa Rita", "San Mauro", "San José", "San Francisco" ou "San Lorenzo"... ou des quartiers comme ceux de "San Antonio", "San Blas", "San Agustín", "San Gregorio" ou "Virgen de Agosto2, dévoilent au visiteur des façades où apparaissent des petits personnages dans le fer des canalisations. Alcoy, qui avait une industrie métallurgique puissante, a laissé cette empreinte particulière dans son paysage urbain. Des anges et des chérubins, des vierges et des vestales, des personnages mythologiques et classiques... Alcoy a un échantillon exceptionnel de ces masques urbains qui invitent à les découvrir.

 

 

Il reste aussi des preuves de ce qu'on appelle les "taulells", des ensembles céramiques polychromés qui se disposaient dans les façades de certaines maisons pour invoquer le saint qui donne le nom à la rue. Beaucoup de ces oeuvres, typiques des terres valenciennes, se trouvent actuellement dans le Musée Archéologique, même si certaines d'entre elles se maintiennent dans son lieu d'origine, comme dans la rue "San Lorenzo", la rue "San Jorge"...

 

 

Etant donné que la ville avait besoin de main-d'oeuvre qualifiée, l'industrie même s'accorda la nommée Ecole Industrielle, aujourd'hui Ecole Polytechnique Supérieure d'Alcoy, qui occupe le bâtiment de la promenade "Viaducto" (1926) et l'ancienne fabrique de Ferrándiz, concurrente de la fabrique Carbonell, deux grandes entreprises de manufactures de tricot. Les deux se trouvent dans la place qui porte le nom des deux entreprises.

 

 

Les anciens ateliers de Vicente Miró (1917) dans la rue "Quevedo" et l'atelier métallurgique (1908) du coin des rues "Agres" et "Salvador Allende2 et l'ancien abattoir municipal (1911) de l'avenue "Juan Gil Albert" sont des exemples de l'architecture industrielle du début du siècle.



LE PARC NATUREL DE "CARRASCAL DE LA FONT ROJA" ("BOIS D'YEUSES DE LA FONT ROJA")

 

-Ce Parc Naturel est situé entre les territoires municipaux d'Alicante d'Ibi et d'Alcoy. Le "Carrascal de la Font Roja" ("Bois d'yeuses de la Source Rouge") est un système montagneux, sur lequel s'élève une authentique forêt levantine méditerranéenne.

-

Dans la région de l’Alcoià, entre les territoires communaux d'Alcoy et d'Ibi, on trouve le Parc Naturel du "Carrascal de la Font Roja", un des espaces naturels le mieux conservé du territoire valencien. Le Parc Naturel, de 2.450 hectares, comprend le sommet du Menejador qui, avec 1.365 mètres d'altitude, est la cote la plus élevée du parc.

 

Le massif est constitué principalement par des roches de calcaire de l'ère géologique terciaire. La carrière et les matériaux plus fins représentent les matériaux du quaternaire. Les argiles de Keuper sont les matériaux les plus anciens du parc, ils fleurissent dans la route d'accès au sanctuaire de la Font Roja et dans le chemin de Tetuán.

 

¿COMMENT Y ARRIVER?

 

Le Centre des Visteurs du Parc est situé à 11 km. d'Alcoy, en prenant la route qui mène au Sanctuaire de la Font Roja.

 

A la sortie d'Alcoy, en direction d'Alicante par la N-340, on trouve la route CV-797 qui mène à la Font Roja (la déviation est indiquée).

 

On vous recommande de commencer la visite depuis le Centre d'Information, près du Sanctuaire.

 

 

 

 

 

LA FAUNE

 

L'existence d'une forêt bien conservée et de différentes unités de paysage dans le parc, comme les terrains pierreux, les pinières et les cultures, favorisent la présence d'une faune riche et variée.

 

Parmi les mammifères, les plus importants sont le sanglier, la genette, la belette, le chat sauvage ou le blaireau. C'est aussi un des derniers lieux de nidification d'espèces ornithologiques, comme l'épervier ou l'autour parmi d'autres.

Dans la faune des invertébrés, la présence la plus remarquable est celle du papillon "Euphidryas desfontanil".

 

LA FLORE

 

Les différents paysages végétaux du parc sont les suivants:

 

La forêt d'arbres à feuilles caduques: Ils se trouvent dans les coins les plus ombragés et humides, au-dessus des 1.250 mètres d'altitude. Les bosquets d'arbres à feuilles caduques sont composés par le chêne rouvre, le frêne, l'érable, l'if, etc.

 

Les bois d'yeuses d'ombrées: Le bois d'yeuses se trouve entre 600 et 1.250 mètres, dans les zones les plus fraîches, et il s'enrichit avec des plantes à feuilles caduques, comme le frêne ou l'érable et le chêne rouvre. Dans le bois d'yeuses, on trouve abondamment une grande variété d'espèces comme la lierre, le chèvrefeuille, la garance ou le laurier-tin.

 

La garrigue du soleil: Il s'agit d'une garrigue d'yeuses dispersées. Les espèces qui apparaissent le plus souvent sont les suivantes: le papillon "lymantria monacha", la sauge de Mariola, les ajoncs, le thyn et les infusoires.

 

La végétation rupicole: C'est dans les talus, les terrains pierreux et coupés des zones ombragées du Menejador qu'on trouve les plantes qui se sont adaptées à fleurir dans des conditions de sol qui manque d'eau, comme la Jasione foliosa, la Potentille caulencens, etc. Ses stratégies leur permettent de s'installer dans des fissures où s'accumule une petite quantité de sol.

D'autres types de végétations: Dans les versants couverts de pierres isolées et dans la base de buissons coupés poussent des plantes qui se sont adaptées à vivre dans un milieu très inestable, comme l'amelanchier, le frêne ou l'érable.

 

Les pinières: Dans les cotes les plus basses de la montagne, dans les zones où la cabonisation et l'extraction de bois d'yeuses ont été intenses, la yeuse a souffert une forte dégradation. Les pinières qui existent actuellement sont des reboisements qui ont eu lieu sur des zones où fleurissaient des yeuses.

 

Les cultures: Elles sont peu importantes à cause des conditions climatologiques et géographiques. Peu favorables, étant donné qu'il s'agit de cultures sèches (céréales, fruits et oliviers).

 

L'HISTOIRE

 

Les terres cultivées s'exploitent dans des propriétés disséminées par le parc. Les "masos" sont les anciennes constructions unies à l'exploitation. D'autres constructions ressortent, des constructions de grande valeur architectonique et aussi ethnologique: ce sont les caves ou puits de neige. Pendant le XVIIIème siècle, le commerce de la neige a eu un rôle important dans les régions de la montagne, ce qui rendit propice la naissance de l'industrie de la glace à Jijona et d'autres villes proches. Nous pouvons encore trouver six caves dans ce parc naturel, qui sont la preuve de ce commerce.

 

L'ACCESSIBILITE

 

Le parc naturel de la Font Roja a un parking avec des places pour handicapés, le terrain étant d'asphalte.

 

Le Sanctuaire est accessible à des personnes qui ont des problèmes de mobilité, mais le chemin d'accès est de gravier. Il y a des toilettes adaptées.

 

La zone récréative n'est pas accessible, étant donné qu'elle se trouve dans une zone de terrain en terrasse.

 

Le Centre des Visiteurs n'est pas accessible. Les itinéraires ne sont pas appropriés pour les personnes qui ont une mobilité réduite.

 

-Cet espace naturel protégé occupe la sierra du Menejador (1.352 m.) dans les territoires municipaux d'Alcoy et d'Ibi. Son orientation est-ouest accentue le contraste entre le versant ombragé et le versant ensoleillé, ce qui enrichit la variété du paysage. Il comprend une forêt méditerranéenne conservée d'une manière extraordinaire, avec la présence du bois ombragé d'yeuses (la yeuse, le chêne de petites feuilles, l'érable), du bois d'arbres à feuilles caduques (l'if, le frêne fleuri) et du bois ensoleillé d'yeuses. Chaque milieu a sa propre faune, parmi laquelle il y a des mammifères (le sanglier, la genette, le chat sauvage, le blaireau, etc.), des reptiles et surtout, de nombreux oiseaux (l'aigle, l'aigle royal, le vautour, le grand duc, etc.). Il y a des itinéraires marqués pour connaître le milieu naturel et humain (les fermes, les puits de neige, etc.) qui partent depuis le Centre d'Information du parc naturel, installé dans le parage du Sanctuaire de la Font Roja (téléphone: 96 533 76 20).

-

L'espace protégé se trouve dans la sierra du Menejador, sur un terrain de matériaux imperméables qui permet l'existence de nombreuses sources, comme celle de la Font Roja, qui donne son nom à l'espace protégé.

 

La formation végétale la plus caractéristique est la yeuse, qui pousse dans les zones ombragées à côté du frêne fleuri, de l'érable et du chêne rouvre, alors que dans les zones ensoleillées, il pousse très peu d'exemplaires de pins, de génévriers, de sabines noires et de chênes kermès. Dans les hauteurs les plus élevées, on trouve le bois d'yeuses rouvres de haute montagne, au milieu d'ifs et d'érables. Il faut aussi souligner l'existence d'endémiques ibérolevantins comme la "Centaurea mariolensis" et des espèces eurosibériennes comme l'if ou le serval.

 

La faune compte avec des mammifères comme la belette ou la genette, des oiseaux comme l'aigle "perdrix", l'épervier ou le grand duc ou différents papillons.

-

Le bois d'yeuses de la Font Roja

Ce Parc Naturel se trouve entre les territoires municipaux d'Alicante d'Alcoy et d'Ibi. Le bois d'yeuses de la Font Roja est un système montagneux sur lequel s'élève une authentique forêt levantine méditerranéenne.

 

La faune de la zone se caractérise par la présence de mammifères comme le sanglier, la genette, le chat sauvage et le blaireau, entre autres. Dans la zone habitent aussi des reptiles et des oiseaux comme l'aigle "perdrix", l'aigle royal et le vautour.

 

     

Les espaces naturels            

Type d'espace: Parc Naturel

Superficie: 2.450 ha

      Information sur les visites:

      Centre d'Information. Parage du Sanctuaire de la Font Roja.

Les valeurs naturelles

La flore se caractérise par les yeuses, le frêne fleuri (Fraxinus ornus), l'érable (Acer opalus) et le chêne rouvre, entre autres.

L'environnement culturel

Quant au milieu culturel de cet espace protégé, il faut faire remarquer le Sanctuaire de la Font Roja.

 

LE PARC NATUREL SIERRA DE MARIOLA

-

La sierra de Mariola, située au sud-est de la péninsule ibérique, entre les provinces d'Alicante et Valencia, s'étend entre les régions de la Vall d'Albida, le Comtat et l'Alcoiá. Elle a une formation quasi rectangulaire et une aliénation de sud-ouest au nord-est et occupe une superficie d'environ 16.800 hectares.

 

La délimitation naturelle de la sierra de Mariola est au nord la petite vallée d'Agres et au sud la rivière Polop, qui sépare la sierra de Mariola et le Bois d'yeuses de la Font Roja.

 

A l'est la délimitation est la rivière de Serpis et à l'ouest, la délimitation est encore à déterminer car la sierra Mariola continue par les sierras d'Onil et de Fontanella.

 

La restriction la plus logique à la délimitation de la sierra est marquée par la ceinture de routes formée par les localités qui entourent Mariola et qui pénètrent avec ses territoires municipaux jusqu'à l'intérieur de la montagne. Comme par exemple Alcoy, Cocentaina, Muro del Alcoy, Agres, Alfara, Bocairente et Banyeres de Mariola.

 

Delimitée ainsi au nord par la route qui unit les localités de Muro del Alcoy et d'Agres, au sud par la route CV-795 qui unit la localité d'Alcoy et celle de Banyeres de Mariola, à l'est par la route nationale 340 qui communique Alcoy et Cocentaina et Muro del Alcoy et à l'ouest par la route CV-81 qui communique les localités de Villena, Bocairente et Onteniente.

 

La sierra deMariola, divisée en deux parties, la nord-orientale (la zone la plus agreste de la sierra) et la sud-occidentale (ou zone plus douce et plate). Les deux parties sont séparées par la route CV-794 qui communique par l'intérieur de la sierra les villes d'Alcoy et de Bocairent, traçant un parcours du sud au nord-ouest, traversant ainsi complètement toute la montagne.

 

Les altitudes les plus importantes de la zone se trouvent au nord-est, la plus élevée étant celle du pic du Montcabrer de 1.390 mètres au-dessus du niveau de la mer, le plus haut de la sierra et le troisième plus haut de la province d'Alicante après le pic Aitana et le pic du Puig Campana. Viennent ensuite le pic de l'Alberri, Morro del Comptador, Alto del Cerincal, Alto de la Mola, Alto de Mariola et le pic de la Codolla, celui de Cavall de Bernart, le pic du Portín et Cabecó de la Cova, dépassant tous les 1.000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

 

Dans la zone sud-occidentale, le pic le plus important est celui du Char ou Eixar de 1.090 mètres au-dessus du niveau de la mer, celle-ci étant l'altitude la plus importante de la zone, suivi par le pic de Sant Jaume, Capullo del Aguila et le Morro del Porc, aucun de ces trois n'atteignant les 1.000 mètres d'altitude.

 

La sierra de Mariola a été et est importante au niveau de la botanique, dû à la grande variété de flore existente, depuis les lits des rivières jusqu'aux points les plus hauts, il existe plus de 1.200 espèces différentes.

 

Les naturalistes ou étudiants des plantes utilisent le nom latin des plantes et évitent ainsi la confusion des noms populaires des différentes espèces, surtout lorsqu'il faut identifier l'espèce en différentes langues.

 

Le nom latin est composé de deux mots, le premier fait référence au genre et le deuxième à l'espèce. Ce système est utilisé pour désigner n'importe quel être vivant.

 

Dans la sierra de Mariola, on trouve des espèces qui portent comme deuxième nom "Mariolensis", non pas parce qu'elles sont exclusives de la zone, mais pour faire remarquer que l'espèce a été recueillie pour sa postérieure étude dans la sierra de Mariola.

 

La formation de la forêt de la zone est de bois mixte, comme le chêne valencien (Gal·ler) ou le frêne (Freix), qu'on trouve à Mariola dans des endroits limités et frais, surtout autour du pic du Montcarber et du Morro del Comptador.

 

Auprès du frêne et du chêne valencien, apparaissent d'autres espèces d'arbres comme l'érable, le pin Negral ou l'if, ce dernier existant dans une petite mais intéressante localité très connue dans le parage comme le bois d'ifs de la Teixera d'Agres, dans le versant nord du Morro del Comptador et très près du refuge de la montagne du Montcabrer.

 

La présence humaine dans la sierra de Mariola est documentée depuis des temps très anciens, comme le témoignent les restes archéologiques trouvés dans de nombreuses parties de la sierra.

 

Les restes archéologiques les plus anciens trouvés sont ceux qui appartiennent à l'ère néolitique, comme prouvent les gisements de la zone de Salt (Alcoy), la grotte de la Sarsa (Bocairent) et la grotte de Bolumini (Alfara).

 

Des villages de grande altitude tels que la colline de la Mola de Serelles ou la colline de la Mola d'Agres sont des preuves de l'âge de bronze. La culture ibérique a laissé ses traces dans les régions de l'Alberri, du Castellar et du Cabeçó de la Cova de Mariola.

 

Les Arabes colonisent la sierra et réalisent un changement dans la région en utilisant les ressources agricoles de la zone et en faisant un réseau de constructions de châteaux et de tours dans le but de défendre les hameaux et les villages. Comme témoignage de cette époque, il reste encore des châteaux comme celui du Barxell, celui de Cocentaina, celui de Banyeres de Mariola, celui du Vinalopó, celui du Couvent et celui de la Torreta d'Agres. Certains d'eux sont complètement en ruines, d'autres ont été restaurés comme celui de Banyeres et de Cocentaina.

-Le haut et célèbre mont de Mariola est très fertile, l'un des plus fertiles d'Europe. Il est vêtu de bois et d'herbes médicinales, il est très riche en eaux, qui coulent par tous ses versants... Et c'est ici, sous son ombre et sous son abri, que beaucoup de villages furent construits autrefois, villages qui peuplent ses versants encore de nos jours.

Le "Guide d'Alcoy pour l'étranger", édité en 1864, commençait avec ce passage sur la description de cette célèbre sierra, fameuse pour la beauté de ses monts, la pureté de ses sources et la richesse de sa végétation.

Située entre Alicante et Valencia, la sierra de Mariola s'élève dans le point d'encontre entre les régions de la Vall d'Albaida, El Comtat et l'Alcoià.

La rencontre avec la sierra de Mariola est magique. A chaque pas, dans n'importe quel des sentiers et des chemins qui la traversent, nous découvrirons des espaces surprennants: les montagnes, les vallées et les ravins se dessinnent avec différents tons verts, les ermitages et les sources invitent à la détente, et le paysage semble vivre avec le chant d'un oiseau, la course d'un lièvre ou la promenade tranquille d'une perdrix. L'air est impregné des arômes du romarin, de la sauge, de la lavande, du thyn, du thé de roche... et d'une grande variété de plantes aromatiques et médicinales. La nature nous offre son travail le plus parfait, c'est à nous de profiter et de soigner ce bel et à la fois fragile équilibre écologique.

La sierra offre un grand éventail de possibilités pour les passionnés de la vie à l'air libre. L'ascension aux pics du Montcabrer, de Sant Jaume et du Portín, entre les bois de pins, d'yeuses et même d'ifs, nous gratifie avec des vues panoramiques splendides. Les visites aux anciens dépôts où l'on accumulait la neige, appelés caves, ou aux vieilles fermes, nous montrent les caractéristiques de l'architecture populaire. Le tracé de l'ancien chemin de fer qui unissait les différents villages, ainsi que le Sentier du Grand Parcours -Gr7- et les nombreux chemins qui traversent la montagne, nous proposent des excursions suggestives, que ce soit à pied, à vélo ou à cheval. Les naissances des rivières Vinalopó et Clariano nous offrent des endroits appropriés pour s'amuser au milieu d'une végétation luxuriante.

Les établissements humains à l'abri de la montagne se sont succédés depuis la préhistoire dû à des conditions d'habitabilité qui ne peuvent être meilleures: abondance d'eau, de refuges naturels, de chasse, de pêche et, dans les versants des monts, une bonne terre pour la culture des céréales, des olives et des arbres fruitiers. Il reste de nombreuses preuves de tout ceci -paléolitiques, néolitiques, ibériques, romaines, etc.-, sans oublier l'empreinte profonde laissée par la civilisation arabe dans toute la région.

POUR CONNAÎTRE LA SIERRA DE MARIOLA

Dans la sierra de Mariola et de l'Alcoià-Comtat se mélangent de façon harmonieuse une complexe orographie, des conditions climatiques péculières et une culture intelligente de ces terres depuis des temps immémoriaux. Fruit de tout ceci est née une mosaïque d'ambiances et de paysages de grande valeur écologique et paysagiste. Pour en profiter, il est recommandé de parquer la voiture et de parcourir les chemins montagneux à pied, à cheval ou à vélo.

LE SANCTUAIRE DE LA FONT ROJA

-C'est le 20 août 1653 que M. Buenaventura Uerau et le prêtre Juan Pérez, accompagnés d'un groupe de prêtres, ont atteint le mont Carrascal (Bois d'yeuses) pour passer des jours de repos dans une cabane de cet agreste paysage. M. Buenaventura est sorti se promener à l'aube et a remarqué qu'un iris ressortait parmi les buissons épineux. Il l'arracha et observa que dans son bulbe était gravée l'image de l'Immaculée Conception. Lorsqu'il cria, ses compagnons s'approchèrent et ils trouvèrent d'autres iris. Surpris par la découverte et croyant que ce qu'ils voyaient était dû à des hallucinations, ils montrèrent les iris à des paysans qui passaient par là et qui s'exclamèrent "en eixa cebeta, hi ha la mare de Deu" ("dans ce bulbe, il y a la mère de Dieu"). Les iris furent trouvés là où naît la Font Roja (la Source Rouge) et c'est dans ce même lieu qu'en 1662, on a édifié un ermitage avec une pension et une maison pour l'ermite, la première messe ayant été célébrée le 21 août 1663. Cet ermitage a été fermé en 1742 car il tombait en ruines. En 1743, une assemblée de dévôts a été créée, laquelle s'est chargée d'élever un nouveau temple, inauguré une année plus tard. La statue de la Vierge des Iris a été commandée en 1764. C'était une Vierge très Pure, avec un iris à ses pieds et près d'elle on a placé la statue de Saint Philippe Neri, à laquelle congrétation appartenait l'homme qui les trouva. Ce groupe de sculptures a été détruit pendant la guerre, et après celle-ci, à l'occasion du troisième centenaire de la découverte miraculeuse, la Vierge fut couronnée de façon canonique par le révérandissime Archevêque de Valence.

-De nos jours, l'ermitage de la Vierge des Iris est situé au milieu du Parc Naturel près du centre d'éducation de l'environnement. C'est le troisième ermitage que les habitants d'Alcoy ont construit depuis qu'en 1653 la Vierge Marie est apparue dans le bois d'yeuses reflétée dans un iris. La première pierre fut posée en 1886, l'inauguration fut quatre ans plus tard. Il a été restauré en 1995.

 

LES FÊTES DES "MOROS Y CRISTIANOS" (LES FÊTES DES MAURES ET CHRÉTIENS)

Cristianos

 

 

 

 

C'est entre le 21 et le 24 avril que les habitants d'Alcoy s'habillent avec leurs meilleurs costumes de cérémonie pour célébrer les Fêtes des Maures et Chrétiens en honneur de leur patron Saint Georges.

Selon racontent les chroniques, le 23 avril 1276, l'aide miraculeuse de Saint Georges sauva la place d'Alcoy de l'attaque des troupes d'Al-Azraq, le chef de la rébellion maure. Depuis, les habitants d'Alcoy fêtent différentes festivités religieuses et populaires en honneur de leur sauveur.

De nos jours, la fête des Maures et Chrétiens célébrée à Alcoy en honneur de leur patron Saint Georges est le résultat d'une évolution qui, tout au long de plus de trois siècles, a comme base l'origine de l'épisode historique de la bataille livrée par les habitants d'Alcoy le 23 avril 1276 contre les troupes sarrasines commandées par le chef Al-Azraq, bataille dans laquelle l'armée musulmane, et selon la tradition, fut considérablement décimée grâce à l'intervention miraculeuse du chevalier Saint Georges.

La première référence documentaire sur nos fêtes nous est offerte par le chroniqueur Carbonell dans sa "Célebre Centuria" (Célèbre Centurie), publiée en 1672, où il décrit les fêtes religieuses et populaires, comme elles étaient célébrées avant, mais avec l'apparition de compagnies, une de "Maures-Chrétiens" et une autre de "Catholiques-Chrétiens", qui sont l'origine des vingt-huit "Filaes" qui existent aujourd'hui.

Carbonell nous décrit ainsi la fête qui commémore Saint Georges: "Dont la célébrité se fête dans la même Eglise du Saint avec de la musique sonore, et avec différentes inventions de fusées, contrôlées par le deuxième jury de l'année précédente, car cela fait partie de son travail. C'est une journée où l'on fait une procession avec une grande joie, illustrée par la compagnie des chrétiens maures et par celle des catholiques chrétiens, dont le porte-drapeau choisit le Justicier, qui nomme à son tour le Capitaine des Maures. Le justicier porte pendant le parcours de la procession l'étendart de la ville, et les autres officiers portent les fourragères. L'après-midi, il y a des ruses de guerre: on divise la compagnie en deux troupes, l'une composant les Chrétiens et l'autre les Maures, qui sont sujets à des lésions de milice dû aux coups d'arquebuse belliqueux. Tout ce bruit est en honneur et culte de notre Saint Patron Saint Georges, qui était à l'époque invaincu et défendit cette ville qu'aujourd'hui conserve ce sentiment et le conservera toujours avec son patronage". La structure actuelle de la fête ressemble beaucoup à celle du XIXème siècle, qui est reliée au processus d'industrialisation de la ville et à son caractère associationniste, qui a donné lieu aux différents noyaux ou "Filaes" ("sièges sociaux") qui réunissent aujourd'hui 5.000 personnes. La trilogie de la fête se célèbre traditionnellement les jours 22, 23 et 24 avril. La première journée est dédiée aux défilés, avec la "Primera Diana" ("Première Diane") et les Entrées des Chrétiens, le matin, et celles des Maures qui ont lieu l'après-midi. Le jour du Patron, le 23, concentre les actes à caractère religieux, avec la célébration de la solennelle Messe Majeure et la Procession de la Relique et la Procession Générale. La journée du 24, appelée "Día del Alardo" ("Journée de la Parade"), ont lieu la bataille d'arquebuses, où sont consommés 5.000 kg. de poudre et les Commissions, dont le livret a déjà plus d'un siècle et demi d'existence. La journée se termine par l'acte singulier de l'apparition de "San Jordiet" (Saint Georges Enfant), santon incarné par un enfant qui surgit parmi des nuages de couleurs sur les créneaux du château, monté sur un cheval de carton et qui lance les flèches symboliques qui décidèrent la victoire chrétienne.

La Fête des Maures et Chrétiens d'Alcoy a été déclarée d'"Intérêt Touristique" en 1965 et quinze ans plus tard, le 18 janvier 1980, elle a mérité le qualificatif et titre de "Fête d'Intérêt Touristique International", tout comme les "San Fermines" de Pamplona, les "Fallas" de Valencia ou les Semaines Saintes de Zamora ou Séville.

Les fêtes en honneur du patron de la ville Saint Georges, se célèbrent traditionnellement du 21 au 24 avril. Ces fêtes commémorent le fait historique survenu en 1276, lorsque, selon raconte la tradition, la ville d'Alcoy fut attaquée par les troupes d'Al-Azrac, le chef arabe. Les habitants d'Alcoy étaient à ce moment-là à l'église et ils commencèrent à prier. Le chef arabe fut abattu par une flèche, et c'est alors qu'un chevalier fut vu sur les créneaux de ce qui était à l'époque le portail de Saint Marc, juste où se trouve aujourd'hui l'Eglise Saint Georges. Le chef arabe étant mort, les Maures fuirent en criant qu'ils avaient vu le "Wali", c'est-à-dire Saint Georges. Ces événements ont donné lieu, tout au long des siècles, aux actuelles fêtes des Maures et Chrétiens.

 

Les fêtes des Maures et Chrétiens d'Alcoy ont été déclarées d'intérêt touristique national en 1965 et par la suite, le 18 janvier 1980, elles ont été déclarées d'intérêt touristique international, comme l'étaient déjà les "San Fermines" ou les "Fallas" de Valencia. Les fêtes durent quatre jours, pendant lesquels Alcoy devient à nouveau médiéval et construit même un château sur la place d'Espagne. Les actes des fêtes les plus important sont les suivants:

 

LA GLORIA (LA GLOIRE)

Il y a au total 28 "filaes", 14 pour chaque compagnie. La "gloria" se fête le dimanche de Pâques. Un représentant de chaque "filá" défile et réunit en deux groupes, le maure et le chrétien, commandés par les deux sergents respectifs, qui sont élus chaque quatre ans dans un concours très disputé. Cet acte est en fait l'annonce publique de la fête, et depuis cette nuit-là commencent à se produire les "entraetes", où les "filaes" défilent sans costumes mais habillés comme tous les jours, juste pour commencer à chauffer l'ambiance pour les fêtes. Ces défilés se produisent jusqu'au jour 21 inclus. Le dimanche suivant, la "gloria" pour enfants est célébrée, similaire à l'antérieure mais avec la participation des enfants à la fête. Si le temps entre le dimanche de Pâques et le 21 avril le permet, elle se fête avec une semaine d'intervalle. Cette année (2001) ce n'est pas le cas, alors la "gloria" pour enfants a lieu le lundi de Pâques, le jour suivant à la "gloria".

 

LA FÊTE DU PASO DOBLE. "LA JOURNÉE DES MUSICIENS"

Journée du 21 avril. C'est le prélude de la trilogie des fêtes. La fête du paso doble est la célébration de la musique de fête. Toutes les bandes de musique qui participent à la fête défilent et sont applaudies par tous les habitants d'Alcoy en leur hommage, sans lesquelles la fête ne serait pas la même chose. Le défilé des bandes commence à 19h30 depuis le Collège des Salésiens et arrive jusqu'à la place d'Espagne, où, lorsque "San Jordiet" (Saint Georges Enfant) arrive, toutes les bandes commencent à jouer l'hymne des fêtes, dirigées normalement par un habitant important d'Alcoy.

La soirée finit par des feux d'artifice. Ensuite on fête la "nit de l'olla" (nuit du pot-au-feu) où toutes les personnes réunies à la fête et les musiciens soupent ce mets typique d'Alcoy, réunis dans leurs "filaes" respectives. Lorsque le souper est fini ont lieu les dernières "entraetes" jusqu'à l'année suivante.

 

LA DIANA (LA DIANE)

Journée du 22 avril. Les trois grandes journées de la fête commencent. A 6 heures du matin, on hisse le drapeau chrétien au haut du château, et après avoir prié un ave-maria, l'acte le plus beau et enivrant de toutes les fêtes commence, c'est "LA DIANA" ("LA DIANE"). Il fait nuit et beaucoup de personnes n'ont dormi que quelques heures, certaines aucune, mais la place d'Espagne est remplie de monde qui est venu voir le début de la "diana". D'habord, ce sont les Chrétiens qui défilent, avec le capitaine et le sergent de la bande chrétienne. Quel moment excitant! Les gens se sont levés de bonne heure pour voir le moment dans lequel le sergent incline la lance, ce qui indique le début du défilé. C'est alors que les gens applaudissent à tous crins et les plus émotifs ne peuvent s'empêcher de faire couler quelques larmes. Officiellement les fêtes commencent avec le chant de l'hymne mais pour beaucoup c'est maintenant que les fêtes commencent. Après la file du capitaine commencent à défiler, par ordre d'ancienneté, environ toutes les 5 minutes, jusqu'à ce que les quatorze files qui composent la bande chrétienne soient complétées. Vers 7 heures du matin a lieu le deuxième grand moment, le défilé du sergent maure, aussi émotif que celui du chrétien, et après lequel défilent aussi, par ordre d'ancienneté, les quatorze "filaes" qui composent la bande maure. L'acte finit a environ 10 heures du matin à la place d'Espagne.

 

LAS ENTRADAS (LES ENTRÉES)

Journée du 22 avril. A la fin de la "diana", même pas une heure après, commence l'entrée chrétienne depuis le point de départ. Vers 10h45, on donne l'ordre depuis le balcon "Pour Alcoy et pour Saint Georges, que l'entrée commence et que commencent les défilés des chevaliers de la croix!". Les timbaliers et les clairons ainsi que le sergent chrétien mènent le peloton. Ensuite arrivent le capitaine chrétien et tout son cortège, suivis par la "filá" du capitaine. Derrière lui défilent tout le reste des "filaes", et au milieu se place la "filá" qui obtiendra à nouveau l'honneur d'être capitaine dans 7 ans. Le défilé est clos par le porte-drapeau chrétien et son cortège.

  Après l'entrée chrétienne, et après une pause pour dîner, a lieu l'entrée maure, fantaisie de la somptuosité orientale qui évoque les formations maures du chef Al-Azrach, qui assiégèrent la ville. L'itinéraire suivi est le même que pour l'entrée chrétienne. Les marches maures sont ensorcelantes, elles habillent le défilé des troupes maures, qui défilent de façon lente, majestueuse et avec une grande ostentation. Le défilé commence avec les clairons et les timbales et le sergent maure mène le défilé. Derrière lui, se trouvent le capitaine maure et son ostentation, suivi de sa "filá" et l'équipe des nègres. Après la "filá" du capitaine défilent le reste des "filaes" maures, le porte-drapeau maure étant celui qui finit le défilé.

 

LA DEUXIÈME "DIANA"

Journée du 23 avril. C'est avec cet acte que commence la deuxième journée des fêtes, dédiée entièrement au patron, Saint Georges. Cet acte a la même signification que celui de la journée antérieure mais avec la différence que les enfants participent spécialement à la fête. Il commence à 8h30 du matin et les Maures défilent défilent depuis la fin de l'avenue du "País Valenciá" et les Chrétiens le font depuis le début de la rue "San Nicolás".

   

LA PROCESSION DE LA RELIQUE

 Journée du 23 avril. Lorsque la deuxième "diana" finit vers 11 heures du matin, la procession du transfert de la relique du saint commence, depuis l'église de Saint Georges. Elle est formée de deux phalanges d'un doigt d'une main et elle est transportée depuis le temple de Saint Georges jusqu'à l'église de Sainte Marie. Dans cette procession, il n'y a que les "filaes" avec fonction qui défilent pour accompagner la relique, ainsi que les deux capitaines et les porte-drapeaux. Lorsque la procession est finie, on célèbre dans l'église de Sainte Marie la solennelle messe majeure, chantée et composée par le compositeur d'Alcoy Amando Blanquer (il est recommandé de réserver une place pour assister à la messe). Après la fin de la messe, une "mascletá" (variante des feux d'artifice) est lancée sur la place d'Espagne, aux alentours de 13h45.

 

LA DIANA VESPERTINA DEL CAVALLET (LA DIANE DU SOIR DU PETIT CHEVAL)  

Journée du 23 avril. Cet acte est réalisé par les deux "filaes" de chevalerie qui existent, les Réalistes et les Barbaresques. Autrefois ces "filaes" défilaient avec des petits chevaux en carton, mais ils furent supprimés pour pouvoir participer dans la célébration de "l'alardo", ce qui introduit un changement dans le dessin de la "filá". Pendant beaucoup d'années, cet acte ne fut pas célébré, il a été repris il y a seulement quelques années dans le but de récupérer la tradition perdue. Ce n'est pas un défilé formel, il se déroule au rythme de la musique, qui n'est ni un paso doble ni une marche maure. Il commence à 17h30 depuis le rond-point et continue par la rue "San Nicolás" pour finir à la place d'Espagne.

   

LA PROCESSION GÉNÉRALE

Journée du 23 avril. L'après-midi a lieu la procession générale, où la relique et la statue équestre de Saint Georges sont rendues au temple. Elle commence à 19h30 dans la petite place "placeta del carbó", où se trouve l'ancienne mairie et le musée archéologique, et après un parcours à travers les rues d'Alcoy, elle finit dans l'église de Saint Georges.

 

Dans cette procession toutes les "filaes" sortent: premièrement c'est les douze "filaes" maures qui n'ont pas de fonction qui défilent, par ordre d'ancienneté, suivies des douze chrétiennes qui n'ont pas non plus de fonction et aussi par ordre d'ancienneté. La procession est fermée par les quatre "filaes" qui ont la charge de capitaine et de porte-drapeau et par la statue du saint, la relique et l'enfant "San Jordiet", l'association de Saint Georges et la relique du Saint.

   

LA CONTREBANDE  

Journée du 24 avril. Vers 7h15 du matin a lieu à la place d'Espagne l'acte du Contrebande: Il est réalisé par les "filaes" des paysans et les contrebandiers. Les andaloux ou contrebandiers représentent les vendeurs qui viennent offrir leurs produits mais le paysan (possible acheteur) n'a pas confiance et il ne veut pas laisser entrer les andaloux dans la ville. On ne peut pas dire qu'il y ait un texte défini pour cet acte, mais on maintient une structure scénique de base, où les acteurs improvisent selon la situation sociale du moment. C'est un acte avec un ton drôle, pendant lequel les andaloux parlent toujours en espagnol et les paysans en valencien, en disant des "espardenyaes". Cet acte est officiel depuis l'année 1971.

 

 

L'ACTE DU CAVALIER ET LA COMMISSION MAURE 

 

Journée du 24 avril. Vers 10 heures du matin a lieu "la estafeta" ("l'acte du cavalier maure"). "L'estafeta" ("le cavalier") s'approche du château. Il porte une lettre pour le capitaine du château pour lui demander sa reddition. Le guetteur du château déchire rudement la lettre en mille morceaux et les jette sur le cavalier. Offensé, le cavalier monte sur son cheval et chevauche à la recherche de l'ambassadeur à toute vitesse, allant à cheval à cru, sans selle et sans brides. Après la sortie du cavalier arrive la commission maure, qui essaie d'offrir au peuple d'Alcoy une reddition pacifique. L'ambassadeur chrétien refuse la proposition et c'est alors que la bataille commence.

 

"L'ALARDO" ("LA PARADE") DU MATIN

 Journée du 24 avril. Après la commission frustrée, vers 11 heures du matin, le capitaine et le porte-drapeau chrétiens sortent du château, suivis par leurs troupes. Après les braquements, aussi bien le capitaine que le porte-drapeau chrétiens reculent avec leurs troupes jusqu'à la place d'Espagne, poursuivis par les maures. Finalement a lieu une lutte corps à corps, avec épées. Les porte-drapeaux, les capitaines et les chevaliers luttent avec leurs épées jusqu'à ce que finalement le château est pris par les troupes maures et le drapeau de la demi-lune est hissé.

 

L'ACTE DU CAVALIER ET LA COMMISSION CHRÉTIENNE. "L'ALARDO" DE L'APRÈS-MIDI. 

 Journée du 24 avril. Vers 16h30 ont lieu l'acte du cavalier ("la estafeta") et la commission chrétienne. Tout se déroule comme dans l'acte du matin, mais maintenant les propriétaires du château sont les maures. Dans cette commission, le chrétien demande aux maures que la ville lui soit rendue. La proposition est refusée, la ville est alors en danger de guerre et le combat commence à nouveau. Dans "l'alardo" ("la parade") de l'après-midi, on suit les même pas que dans celle du matin, mais maintenant c'est les maures qui reculent jusqu'au château où, à nouveau, il y a une lutte d'épées. Les vainqueurs sont définitivement les chevaliers de la croix. Après le combat, la parade étant finalisée, les capitaines et les porte-drapeaux se dirigent vers l'église de Sainte-Marie et s'unissent au cortège de l'association de Saint Georges et à l'enfant "San Jordiet" pour, tous ensemble, accompagner la statue de Saint Georges Enfant, le "xicotet", jusqu'à l'église de Saint Georges et remercier le Saint patron.

  

L'APPARITION DE SAINT GEORGES

Journée du 24 avril. C'est vers 21h30 qu'a lieu le dernier des actes officiels des fêtes. Avec une place plongée dans la plus grande des obscurités, les lumières des créneaux du château s'allument et parmi les nuages de fumée et les sons d'hymne des fêtes a lieu l'apparition, sur un cheval blanc, du "San Jordiet" ("Saint Georges Enfant"), qui lance des flèches en plastique.

  Lorsque l'apparition a pris fin, "San Jordiet" est accompagné à la maison par sa "filá" et à la place d'Espagne les traditionnels "soparets" commencent à s'organiser. Ce sont des sortes de grandes buvettes, où les "filaes" des maures et des chrétiens soupent tous ensemble, comme une confrérie. N'importe qui qui veuille s'approcher pour goûter quoi que ce soit sera le bienvenu. Et c'est ainsi que finissent, une année de plus, les fêtes de la ville d'Alcoy. Mais personne n'est triste, car dans quelques jours seulement commencent les préparatifs pour les fêtes de l'année suivante.

 

 

LES FÊTES DE NOËL ET DES ROIS MAGES

Les fêtes de Noël d'Alcoy respirent une ambiance spéciale grâce au défilé des Rois mages, qui est le plus ancien du monde. La première représentation de l'entrée de leurs Majestés les Rois d'Orient dans la ville est documentée en 1866. Cette année, cela sera la première fois que les enfants d'Alcoy pourront voir comment devant eux, les trois Rois mages parcourent les rues, et défilent en grande pompe et chargés de cadeaux, en offrant des sucreries à leur passage. La proximité des fêtes de Noël est annoncée à Alcoy par le montage du "Tirisiti". C'est un théâtre de marionnettes, dont les personnages sont dirigés avec des baguettes gesticulées depuis le bas-fond de la scène et où le protagoniste principal -qui donne son nom à ces représentations particulières- est le succès d'une histoire qui mélange la naissance de Dieu, les fêtes des Maures et Chrétiens, l'arrivée des Rois mages et d'autres scènes libertines qui font la délice des grands et des petits. Ces représentations existent depuis la fin du XIXème siècle et on a sollicité qu'elles soient déclarées bien d'intérêt culturel. "Les pastoretes" sont une autre particularité des fêtes de Noël d'Alcoy, depuis aussi la fin du XIXème siècle. Des garçons et des filles, déguisés en bergers, défilent avec un troupeau pour aller à l'étable et faire des cadeaux à l'enfant qui vient de naître. L'acte a lieu pendant la matinée du dimanche ou le jour férié antérieur au 5 janvier. Le défilé des Rois mages est précédé d'une annonce publique connue sous le nom du "bando" ("ban") qui a lieu le 4 du premier mois de l'année. L'ambassadeur royal lit une missive des Rois mages pour toute la ville dans laquelle on annonce l'imminente arrivée de Melchor, Gaspar et Baltasar. Les enfants accourent à l'appel et écoutent la nouvelle, pendant qu'ils attendent pouvoir mettre la lettre dans des grands sacs portés par des ânes sur leur dos.

Cette nuit, leurs Majestés liront les lettres. Et demain, ils apporteront les cadeaux. En effet, les Rois mages d'Orient arrivent à la ville. La musique, les porte-bagages, les paysans, les soldats de la garde personnelle, les bergers et bien sûr, les trois héros montés sur leurs chameaux sont arrivés à Alcoy. Ils ont déjà lu les lettres et les "nègres" courent dans toutes les rues avec les cadeaux, lesquels vont dans les maisons pour donner les présents. Les "nègres" montent aux premiers étages par de longues échelles qu'ils appuient sur les corniches pour avoir accès aux balcons et aux fenêtres. La ville se remplit de serviteurs qui distribuent des cadeaux dans les maisons sans arrêt pendant toute la nuit. Aucun enfant ne restera sans cadeau. La joie déborde les rues et la magie se respire dans chaque coin d'Alcoy.

 

LA CRÈCHE DE TIRISITI

Les représentations de la Crèche de Tirisiti ont lieu dans la ville d'Alcoy depuis plus de cent ans et elles sont l'héritage, peut-être quasiment unique, d'une longue tradition méditerranéenne de théâtre de marionnettes, dans un petit format et avec des thèmes qui reprennent les éléments populaires et religieux. Le phénomène si particulier se développe à Alcoy, au sein d'une société industrialisée au milieu du XIXème siècle.

La crèche, qui réunit des éléments d'arguments connus, ajoute aussi d'autres éléments où l'on reflète les coutumes locales ou les faits particuliers, joués par des personnages typifiés ou d'autres que même le public peut reconnaître. Il est évident que la crèche a des racines bien établies dans l'estime populaire et c'est pourquoi le niveau d'exigence par rapport à sa conservation et sa diffusion devient toujours plus grand. Le public accourt par milliers et la demande surpasse toujours l'offre des fêtes de Noël de l'année antérieure, ce qui oblige à avancer les représentations aux premiers jours de décembre.

Quant à la technique, il faut souligner que les marionnettes sont du type "debout avec baguettes". Cela veut dire que les pantins sont montés sur des baguettes verticales et courent par la scène au milieu d'indicateurs installés parmi différents éléments de la scène. Les manipulateurs, au-dessous et à l'abri du regard du public, font les différents mouvements longitudinaux et transversaux des marionnettes et les oscillations, et ils arrivent ainsi à leur donner une notable agilité. C'est précisément cette manipulation caractéristique, quasiment disparue à la faveur d'autres comme celles aux fils, au gant ou le théâtre noir, qui est un des facteurs qui donne à la crèche un plus grand intérêt, comme le sont aussi la vocalisation des personnages à travers l'utilisation d'une languette métallique, le significatif bilinguisme et le rôle du narrateur qui stimule la participation du public.

Comme considération finale, nous voulons souligner la valeur historique et anthropologique de la Crèche de Tirisiti d'Alcoy. Peut-être, avec un autre petit spectacle de marionnettes à Cadix, il s'agit de l'événement le plus particulier et ancien qui existe dans ce format dans l'Etat Espagnol. Dans le cas du Tirisiti, nous pouvons parler d'un transplantement vigoureux depuis une autre époque, qui nous approche la société d'antan et les générations qui nous ont précédés.

 

 

LE TRANSPORT
 
  • LE BUS URBAIN: Il communique entre eux les différents points de la ville avec ses 6 lignes, 2 d'entre elles ayant un service nocturne.
  • LE BUS INTERURBAIN: Il communique entre eux les différents villages et villes des alentours.
  • LES TAXIS
    Eurotaxi Alcoy CB à Alcoy: Téléphone 96-5333310
    Radio Taxi l'alcoia CB à Alcoy: Téléphone 96-6523030
    Servi-Taxi Alcoy CDAD à Alcoy: Téléphone 96-5524646
    Servitaxi CB: Téléphone 96-5523737